CONCLUSIONS
a) Lorsqu'on se trouve en présence d’un cadavre qui vient d'être retiré de l’eau et qu'on est appelé à faire un rapport médico-légal, il ne faut négliger aucun signe susceptible de
vous éclairer.
Certes, il faut apporter une grande attention à l’examen
des signes extérieurs, qui ont une valeur considérable, mais il ne faut pas se borner là, comme on le fait malheureusement
trop souvent. Il faut faire avec soin l’autopsie, car les rensei-
gnements fournis par l'état des organes internes a égale-
ment une grande importance.
L'examen du sang, et particulièrement de son état dans le
cœur, ne pourra pas donner une preuve de la mort parsub-
mersion; mais si l’on trouve des caillots remplissant les cavités, 1l faudra bien se garder de conclure que l'individu n'a pas succombé du fait de la submersion, comme semblerait l'indiquer l'opinion de plusieurs auteurs qui font de la fluidité du sang et de la vacuité du cœur des signes certains el constants de la mort par submersion.
b) De l'examen des poumons, on pourra retirer des indi-
calions très précises. La présence des taches ecchymotiques sous-pleurales ne
nous indiquera pas le genre de mort, puisqu'on les trouve dans toutes les asphyxies; mais, la mort par submersion
étant démontrée, elles fpermettront de supposer une mort brusque.