RARE
Les larges taches rosées, irrégulières, au contraire, feront
plutôt pencher vers une submersion lente et soupconner
une lutte acharnée de la part de la victime.
-c) L'étude de Pécume bronchique donnera un signe de certitude presque absolue. Toutes les fois que l’on trouvera de l’écume, on pourra conclure avec assurance à une mort par submersion. Si l’on se trouve en présence d’une écume peu abondante, claire, presque liquide, il faudra penser à une mort brusque; tandis que si l’on trouve une écume abondante, à bulles fines, on supposera plutôt une mort lente.
d) Le contenu de l'estomac fournira également une bonne preuve de la mort par submersion. Si l’on peut en retirer une certaine quantité d’eau, on pourra être à peu près cer-
.tain que le sujet est mort noyé; mais cette preuve ne sau-
rait être absolue que s'il était démontré qu'il n’y a pas eu absorption d’eau quelques moments avant la‘mort.
e) Il ne faudra jamais perdre de vue ce point important ; c'est que ces signes disparaissent lorsque la putréfaction gazeuse est établie. Les caillots se liquéfient et le cœur se vide ; les poumons reviennent sur eux-mêmes et l’écume en est chassée ; en même temps, ils prennent une couleur foncée qui s'oppose à la constatation des taches ecchymotiques ; enfin, il arrive souvent que la putréfaction remplit l'estomac de gaz sous une assez forte pression pour que l’eau qui y était contenue puisse en être chassée.
Vu et permis d'imprimer : : Vu et approuv* :
Montpellier, le 11 Octobre 1901. Montpellier, le 11 Octobre 1901. Le Recleur, Le Doyen,