LARGE
Quelles indications pouvons-nous tirer de ces observations au point de vue médico-légal ?
Du fait de la présence de caillots dans le cœur, il ne nous parait pas possible de conclure à la mort par submersion, et l'opinion du docteur Faure nous semble exagérée quand il dit, après avoir signalé la coagulation dans les cavités cardiaques : «En sorte que l’on trouverait là une preuve essentielle que la mort est bien le fait de la submersion ». Nous savons, en effet, que dans beaucoup degenres de morts accidentelle (en ne parlant que de celles entre lesquelles on peut hésiter quand on se trouve en présence d’un cadavre retiré de l’eau), telles que la pendaison, la suffocation, la strangulation, le cœur contient d'épais caïllots noiràtres. |
Mais il ne faudrait pas, après les avoir constatés et en s’appuyant sur ce que disent lès classiques, déclarer que la mort ne s’est pas produite du fait de la sabmersion, puisque l'on peut voir que, dans les expériences que nous publions, on à toujours constaté la coagulation dans le cœur.
Nous ne croyons pas non plus que les caillots puissent servir à diagnostiquer une agonie plus où moins longue, comme le pense Tourdes : car, dans nos expériences par submersion brusque et par submersion lente, la formation des caillots était, dans les deux cas, sinon identique, du moins. présentait tellement peu de différences que ce signe nous semble à peu près impossible à constater et à interpréter à l’autopsie. De plus, nous n'avons jamais constaté, dans aucun cas, les caillots denses et décolorés dont il parle.
Nous pouvons donc résumer nos conclusions en disant que la présence des caillots dans les cavités cardiaques n’est pas d’une grande valeur au point de vue du diagnostic de mort par submersion et ne témoigne ni contre ce genre de mort ni en sa faveur. |
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Nous avons cru voir une errèur dans l'opinion généralement admise et nous avons essayé de la rectifier.
EXPÉRIMENTATION