‹ Contribution à l'étude expérimentale de la structure cristalline des dépôts électrolytiquesChapitre 4 sur 32 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis une vingtaine d'années, et en raison de son intérêt théorique et pratique, le problème de la structure des dépôts électrolytiques métalliques a fait l'objet d'un nombre considérable de travaux. Beaucoup de théories ont été proposées pour expliquer le phénomène de la cristallisation électrolytique et les principaux types de structure connus. Deux groupes de méthodes permettent d'aborder ce problème : les méthodes directes, c’est-à-dire l’observation du dépôt lui-même ou l'étude de ses propriétés, et les méthodes indirectes qui consistent en l'analyse des phénomènes se produisant aux électrodes. Je ne considérerai que les méthodes de la première catégorie et plus spécialement l'étude de la structure par les techniques connues de la métallographie physique. Ces techniques se réduisent ici à deux : la micrographie ou examen direct du métal sous le microscope, et les spectres de diffraction des rayons X et des électrons, qui permettent d'atteindre la constitution élémentaire du cristal et de mettre en évidence les phénomènes d'orientation. Examinons du point de vue critique comment ces deux techniques ont été utilisées dans le domaine des dépôts métalliques obtenus par électrolyse.

Jusqu'à présent, et mis à part quelques travaux isolés auxquels il sera fait allusion plus loin, la micrographie a été appliquée à ces dépôts dans les conditions qui sont familières aux métallurgistes,

c'est-à-dire que l’électrolyse a été considérée comme un simple moyen d'obtention de métaux ou allages cristallisés. On a examiné l'influence des conditions de l’électrolyse sur leur structure de la même façon que l’on étudie les effets des traitéments thermiques et mécaniques sur la répartition, la forme et la taille des grains cristallins. De même les défauts physiques des dépôts, inclusions et fissures, par exemple, peuvent être détectés par le microscope comme dans n'importe quel produit métallurgique. Il ne faut donc pas s'étonner si la micrographie, tout en donnant d'excellents résultats pour l'utilisation pratique des dépôts électrolytiques, ne nous a pratiquement rien appris sur les processus cathodiques qui gouvernent leur formation. On connaît évidemment très bien les divers types de structure caractéristiques des métaux et des conditions d’électrolyse; on a même proposé et discuté un certain nombre de théories plus ou moins séduisantes .pour les expliquer, mais si l’on considère les résultats purement expérimentaux, on s'aperçoit qu à leur base se trouve une cause d'incertitude dont on ne semble pas avoir assez tenu compte, et qui réside dans la technique micrographique elle-même. Cette méthode n’est applicable en effet qu'aux dépôts dont l'épaisseur est déjà notable; or nous avons de fortes raisons de penser que tout électrolyte soumis au passage du courant est en évolution continuelle, de sorte qu'après une

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