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Mais si les expériences de Roux nous disent comment se comporte un bulbe de lapin en glycérine pendant quatre semaines, elles ne nous renseignent nullement sur la dispa” rition ou la conservation ultérieure de la virulence de ces malières. |
Les cerveaux rabiques plongés en glycérine conserventils indéfiniment leur virulence primitive ? ou bien dans un laps de temps plus ou moins long y aurait-il un affaiblissement de Ia virulence * et dans ce cas, la marche de cette atténuation serait-elle plus ou moins comparable à la marche de l’affaiblissement des moelles, dans la méthode Pastorienne ? Voilà autant de questions qui n’ont pas été éluci- . dées et que nous nous proposons de traiter, en exposant un certain nombre d'expériences personnelles.
Pour nos divers essais, nous avons toujours employé de la glvcérine neutre à30° Beaumé, dont nous réalisions la stérilisation en meltant les flacons au four à flamber à 160° pendant trois quart d'heure, selon la méthode emplovée dans le laboratoire. Nous avons employé le four à flamber de préférence à l’autoclave, à cause d’une légère fhydratation de la glycérine qu'il était très difficile d'éviter avec ce dernier appareil. l
Chaque flacon était fermé par un bouchon à l'émeri, et contenait environ vingt cent. cubes de glycérine. Nous v introduisions dès l’autopsie, avec beaucoup de précautions aseptiques, les cerveaux de lapins morts de rage dé virus fixe. Ces flacons étaient ensuite conservés à la température du laboratoire, et à une demi obscurité pendant un temps plus où moins long, variable avec chaque groupe d'expériences.
Celles-ci ont toujours été faites sur le lapin, auquel nous inoculions sous la dure-mère quelques gouttes d’émulsion de matière rabique après trépanation. Cette dernière était
elle-même préparée très aseptiquement dans un mortier préalablement flambé, en triturant une loute petite quantité de matière rabique (gros comme une petite lentille) avec deux ou trois cent. cubes de bouillon stérilisé, ou de serum artificiel. \
Nous avons d’abord opéré dans les mêmes conditions que Roux en inoculant par trépanation, sur un lapin un cerveau de virus fixe ayant séjourné seulement vingt-trois jours en glycérine.