‹ Contribution à l'Étude expérimentale de la Vaccination Antirabique: Essai d'ImmunisationChapitre 9 sur 47 · LOG LES · texte numérisé non relu

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de Montpellier, par MM. Rodet Galavielle, En opérant avec du serum de mouton immunisé par de grandes injections de virus rabique intra-veineuses d’après la méthode de Galtier, ces auteurs ont démontré après Calabrèse, que le serum de mouton ainsi immunisé jouit d'une certaine propriété préventive, mais qu'il ne semble pas supérieur à celui des autres espèces précédemment employées. ce

Par conséquent, de lexposé des multiples expériences des auteurs, il ressort qu’on peut obtenir l’affaiblissement lent ou rapide dela virulence des moelles, par un très grand nombre de procédés différant de la méthode pastorienne. Quant à la possibilité de déterminer un certain degré d'immunité chez les animaux, elle paraît avoir été observée par Babès, mais n’est pas suffisamment établie à cause, du petit nombre d'expériences. ,

Cette deuxième question a donc fait peu de progrès depuis les travaux de Pasteur, et aucun expérimentateur n'a pu doter la science d’un procédé permettant de vacciner ainsi et d’une façon sûre, contre la rage.

Nous n'avons pas la prétention d'indiquer iei un procédé conforme à ses vues, inais nous comptons exposer une nouvelle méthode d'atténuation du virus rabique.

Nous espérons en outre démontrer par nos expériences la possibilité de déterminer un certain degré d’immunité chez le lapin et chez le chien vis-à-vis de la rage, avec de la matière nerveuse entièrement dépourvue de virulence. Enfin noûus avons toujours fait nos divers essais chez les animaux, par des inogulations d’un seul et même cerveau, alors que les auteurs précédents avaient toujours opéré avec des séries de moelles.

nn. CHAPITRE H Influence du séjour prolongé en glycérine sur les cerveaux rabiques

On sait que la glycérine constitue un milieu permettant la conservation d> divers virus. Roux la conseillait spécialenent pour conserver la substance virulente rabique. En publiant son mémoire, il ne poursuivait pas le but que nous. nous sommes proposés nous-mêmes. Il se plaçait surtout à un point de vue pratique, et cherchait à ce moment à trouver un moyen qui permit le transport de la substance virulente rabique sans l’atténuer.

Pour Roux la glyvcérine bien neutre à 30° Beaumé, était un move très simple pour empêcher le développement de la putréfaction, sans modifier en rien le degré de virulence des cerveaux.

Il fondait son opinion sur un Certain nombre d'expériences d’après lesquelles la glycérine ne détruit pas le virus rabique. Il avait pu en effet, conserver des bulbes de lapins rabiques dans ce rnilieu, et à la température ordinaire, pendant quatre semaines, et les inoculer ensuite. La rage s'était montrée sur les animaux témoins, aussi rapidement que Si la substance avait été fraiche.

I avait de plus constaté qu’à une température élevée la virulence ne se conserve pas aussi longtemps.

Depuis la publication de son mémoire en 4887, la glycérine est couramment employée dans certains instituts, notamment à Montpellier, pour conserver à une moelle de virulence connue, ce même degré de virulence pendant plusieurs jours. ;

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