‹ Contribution à l'Étude expérimentale de la Vaccination Antirabique: Essai d'ImmunisationChapitre 41 sur 47 · VACCINATION APRÈS L'INFECTION · texte numérisé non relu

VACCINATION APRÈS L'INFECTION

Mais rapprochons-nous du terrain clinique, et vovons ce que donnerait l'application de notre méthode après l'inoculation de la ragé, c'est-à-dire dans le cours de la période d'incubation.

EXPÉRIENCE LXVI (1% février 1901)

Trois lapins reçoivent par trépanation le 1 février, 1/2 cc. d’émulsion de cerveau de chien des rues.

Et reçoivent, en outre, du 2 au 16 février, onze inoculations sous-culanées de 3 cc. d'émulsion d’un cerveau du 7 janvier 1900.

Premier lapin, paralysé le 18 février, meurt de rage le 20 (Incubation, dix-huit jours).

Deuxième lapin, paralysé le 6 mars, meurt de rage le 8 (Incubation, trente six jours).

. Troisième lapin, meurt sans paralysie le 8 avril.

Un lapin témoin leur est adjoint pour vérifier le degré de virulence de ce cerveau des rues.

Il est trépané le 31 janvier.

Paralysé le 14 février.

Et meurt le 15 février.

Par conséquent, le degré de virulence de Ce cerveau mesuré par sa période d’incubation est de quatorze jours.

Pour les lapins traités, cette période d’incubation prenait fin le 15 février. |

QD La vaccination par la voie sous-cutanée d'après notre méthode, immédiatement au début de la période d'incuba-

tion nous donne done un retard de trois jours, un de dixneuf jours et une survie.

EXPÉRIENCE LXVI (3 février 1901)

Quatre lapins reçoivent par trépanation le 2 février 1/2 ce. d'émulsion d'un cerveau de rage des rues.

ls recoivent, en outre, du 2 au 16 février, onze inoculations intra-périlonéales de 3 ce. d'émulsion d'un cerveau du 6 janvier 1900.

Premier lapin, paralysé le 20 février, meurt de rage le 22 (Incubation, dix-huit Jours). ,

Deuxième lapin, paralysé le 20 février, meurt de rage le 24 (Incubation, dix huit Jours).

Troisième lapin, meurt d'accident le 1er mars.

Quatrième lapin, paralysé le 23 avril, meurt de rage le 5 (Incubation, cinquante jours).

Le cerveau des rues emplové avait une virulence de quatorze jours.

Par conséquent, pour les lapins traités, la période d'incubation prenait fin le 16 février. Nous avons donc obtenu dans la vaccination par la voie intra-péritonéale, tout à fait au début de la période d'incubation, une prolongation de quatre jours, une deuxième. prolongation de quatre Jours, une prolongation d'au moins douze jours el une proloneation de trente-six jours.

Par conséquent, dans ces deux dernières expériences, la vaccination entreprise aussitôt après linfection, s'est montrée partiellement efficace par diverses voies.

Pareillement à ce que nous avons observé dans nos essais de vaccination préventive, la voie sous-Cutanée, dans

la vaccination après l'infection, noùus donne plus de succès que la voie intra-péritonéale. Mais le contraire s'étant produit dans nos essais sur le virus fixe avec des cerveaux virulents, nous pensons que cela tient plutôt à la qualité du cerveau qu’à la valeur relative de la voie employée.

: Fest bon de remarquer que ceci se rapporte seulement - au Cas Où la vaccination est commencée dès le début de la période d’incubation. Nous allons voir, dans quelques expériences suivantes, les résultats de la vaccination commencée seulement au quinzième jour d'incubation, et même dès le début des phénomènes paralytiques.

EXPÉRIENCE LXVIIT (22 Mai 1901)

Trois lapins reçoivent par trépanation, le 29 mai, 1/2 cc. d’émulsion d’un cerveau des rues frais. Le 30 mai, deux autres lapins sont inoculés par trépanation avec le même cerveau. Tous les cinq reçoivent du 13 au 19 juin, six inoculations sous-cutanées de 3 cc. d’un cerveau du 2 novembre 1899.

La vaccination a donc élé commencée au quinzième jour pour les premiers, et au quatorzième jour pour les deux : autres. l

Premier lapin présente des troubles de l’équilibre . dès le 12 juin. Cette titubation persiste jusqu’à sa mort, mais tandis qu'au début, elle paraissait parfaitement conforme aux paralysies rabiques que nous avons l'habitude d’observer, elle se modifie par la suite, et l'animal en progressant est toujours porté à faire la culbute en avant? Sa paralysie ‘augmente le 28 août, le lapin tombe sur le flanc le 29 août et meurt le 30 août (Incubation quatre-vingt-huit jours).

L’autopsie, ni linoculation n'ont pu être faites; mais nous avons pu observer l’animal dans les derniers moments

PT ur

de la vie, et nous avons cru devoir conclure que nous nous trouvions un présence d'un Cas de rage atypique. Nous n'avons observé ce-fait qu’une seule fois et ne croyons pas qu'il ait été signalé. À ce titre nous nous croyons obligé de le souligner comme très exceptionnel.

Deuxième lapin paralysé le 21 juin, meurt de rage le 23 juin (Incubation, vingt-trois jours).

Troisième lapin paralysé le 11 août, meurt de rage le 13 août çIncubation, soixante-quatorze jours).

Quatrième lapin paralysé le 18 juin, meurt de rage le 20 juin (Incubation, dix-neuf jours). |

Cinquième lapin paralysé le 18 juin, meurt de rage le 21 juin (Incubation, dix-neuf jours).

Trois lapins sont adjoints à cette expérience comme témoins pour éprouver le degré de virulence des cerveaux des rues employé.

Le 29 mai ces lapins sont inoculés par trépanation dans les mêmes conditions que les lapins, un, deux, trois de l’expérience,-et nous observons les faits suivants.

Le premier lapin témoin est paralysé le 19 juin, meurt de rage le 21 juin (Incubation, vingt-un jours).

Le deuxième lapin témoin paralysé le 24 juin, meurt de rage le 26 juin (Incubation, vingt-six jours).

Le troisième lapin témoin paralysé le 15 juillet, meurt de rage le 17 juillet ([ncubation, quarante-sept jours).

Par conséquent la période d’incubation à été respectivement de

91 jours pour le premier lapin témoin 26 jours pour le deuxième lapin — 47 jours pour le troisième lapin —

En présence de ces résultats si différents de ceux que

nous observons habituellement, on estimmédiatement porté

à se demander, pourquoi, pour un même cerveau, les trois lapins n’ont pas eu la même durée d’incubation.

Nous croyons pouvoir attribuer ce fait à la pauvreté de l’émulsion en éléments virulents. Quoique il en soit, nous sommes malheureusement tombés sur un cerveau qui s’est conduit d’une façon anormale et par suite difficile à appréciter.

Les quatrième et cinquième lapins ont présenté des phénomènes rabiques après une incubation de deux jours de moins que 16 lapin témoin. Mais si nous nous reportons au début de l'expérience nous verrons que ces deux lapins ont été trépanés et inoculés un jour après les autres, c’est-àdire avec une émulsion différente du même cerveau. Il est probable que la parcelle de matière rabique employée ce jour-là, était plus riche en virus que celle:de:la veille.

Nous pensons que la virulence absolue de ce cerveau est exactement mesurée par la période d’incubation des deux derniers lapins, c’est-à-dire qu’elle est de dix-huit jours. Quant à la virulence de l’émulsion employée le 29 maï pour les premiers lapins et les témoins, elle serait, de vingt-trois jours et nous ne Compterons comme prolongation d’incubation que celles du premier et du troisième lapin, qui sont de beaucoup supérieures à celle du lapin témoin le plus anormal.

Donc comme conclusion générale au point de vue de la vaccination, se dégageant de cette expérience, nous pouvons dire que par l'emploi de notre méthode, au quinzième jour de l’incubation, nous avons obtenu deux prolongation d’incubation.

Voyons maintenant si l'application de notre méthode après l’apparition des paralysies, donnerait une prolongation de la dernière période des manifestations rabiques.

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EXPÉRIENCE LXIX (80 mai 1901)

Deux lapins sont trépanés avec du virus des rues.

Dès lapparition des phénomènes paralytiques chez le premier lapin le 24 juin, on lui inocule en injection souscutanée trois c.c. d’émulsion d’un cerveau du 22 novembre 1899.

On répète la même opération le 25.

De même le 26, mais le lapin meurt ce jour-là, par conséquent sans modification de la période ultime de Pinfection rabique,

On traite de même dès l'apparition des phénomènes rabiques le 15 juillet le second lapin. La même bpération répétée le 16 et le 17 ne retarde en rien la mort de l'animal.

Un certain nombre d'expériences faites à des dates plus anciennes ne nous avaient également jamais donné de résultat positif :

EXPÉRIENCE LXX (19 janvier 1901)

Un lapin trépané avec du virus des rues, est paralysé le 9 février et recoit ce jour-là 3 c.c. d'émulsion d’un cerveau du 7 janvier 1900.

De même le 10 et le 11 février, il meurt le 41 février 1901.

Les essais de vaccinatiou par l'administration de doses massives d'émulsion, en période de rage déclarée n’ont pas donné plus de résultat queles petites doses:

EXPÉRIENCE LXXI (14 juin 1900)

Un lapin est trépané avec du virus des rues. Il estparalysé le 14 juin et reçoit en plusieurs injections sous-cutanées 20

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