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lement des petits cristaux dans la masse liquide ; ceux-ci se dissolvent facilement dans l’eau.
3° Méthode employée pour le dosage de l'arsenic. — Nous employons pour nos recherches le principe de la méthode connue sous le nom de « Méthode de Gutzeit », basée sur la production d'hydrogène arsénié et l’obtention d’une coloration par l’action de cet hydrogène arsénié sur du papier imprégné de nitrate d'argent.
MAYENÇON, BERGERET et Herr, en 1874, remplaçaient le papier au nitrate d'argent, par un papier imprégné de bichlorure de mercure, et suggéraient le principe suivani :
a) Production d'hydrogène arsénié, comme dans l’appareil de Marsu ;
b} Obtention par l’action de l'hydrogène arsénié sur du papier imprégné de chlorure mercurique, d'une coloration Jaune, due à AsH (HgCl), ou brune, due à As (HgCl}.
La quantité d’arsenic étudiée était proportionnelle à la grandeur de la tache.
Cette méthode fut reprise par différents expérimentateurs, parmi lesquels on peut citer FLUCKkINGER, Drow- SARD, LOCKEMANN, KirBy, Birp, HEBERT, et adoptée par les pharmacopées britannique et américaine.
CarLes préconisait de placer le papier imprégné à l'orifice d’un vase conique.
Enfin, Criier, en 1921, apportait d'importantes modifications à la méthode ; il recommandait d'ajouter à la liqueur productrice d'hydrogène arsénié, une pelite quantité de permanganale de potasse, pour transformer les arsénites en arséniates, et pour oxyder les composés
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du soufre et du phosphore, qui se transforment ainsi en sulfates et en phosphates non réductibles à froid par l'hydrogène naissant.
En outre, pour obtenir sur le papier une coloration stable, CriBier indiquait de fixer la teinte par immersion du papier dans une solution d’iodure de potassium à 10 %.
Il se servait d’un appareil composé d’un flacon de verre dont la fermeture, en liège, était traversée par un tube de verre.
En 1924, Léonarpon, chez le Professeur DELÉPINE, employait cette méthode pour doser l’arsenic dans les eaux minérales, mais 1] remplaçait l'appareil à hydrogène arsénié de CRIBIER, par un appareil tout en verre.
THorar, en 1925, pour rechercher la fixation de l’acétylarsan dans les organes, se servait d’un appareil analogue et de la même méthode.
Cette méthode, bien que n'ayant pas l'avantage d'’isoler l’arsenic en nature, comme celle de Marsx, est très simple ; elle est très sensible et permet des dosages allant de 0 mmgr. 1 à 0 mmgr. 0001 d’arsenic ; enfin, la stabilité des taches permet de conserver les bandes témoins.
L'appareil à dégagement d'hydrogène se compose d'un flacon en verre de 90 cc. sur lequel se place un bouchon également en verre, en forme de dôme, destiné à la condensation des gouttelettes acides, entraînées par le courant gazeux.
- Ce bouchon est traversé par un tube de 30 cm. de long et de 5 mm. de diamètre, qui pénètre à l’intérieur du flacon et se termine par une pointe effilée. Une ouverture ovalaire est pratiquée à 25 mm. de cette extrémité.
SN, 12e
On place dans le tuke un morceau de papier filtre ordinaire, bien, sec, préalablement roulé autour d’une tige d'acier. Ce petit rouleau est poussé à l'extrémité du tube. On assujettit à la partie supérieure de ce tube une bande
de papier de O0 cm. 5 x 18 cm. Ces bandes ont été taillées dans du papier Whatmann grain fin, préparé en le faisant tremper pendant une dizaine de minutes dans une solution aqueuse de sublimé à 5 %. On fait sécher à la température ordinaire et à l'abri de la lumière. La bande de papier sensibilisé doit remplir exactement la largeur du tube.
Le tube étant muni du petit rouleau de papier filtre et
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de la bande de papier sensibilisé, on introduit dans le flacon 50 cc. d’eau distillée, puis 10 cc. d'acide sulfurique au 1/5" et enfin le produit à doser détruit et liquéfié par le mélange sulfoperchlorique.
Pour transformer les arsénites, qui donneraient sur le papier sensibilisé une bande longue et pâle, en arséniates qui produisent une tache plus courte et très foncée, on ajoute goutte à goutte, comme l’a indiqué CRIBIER, du permanganate de potassium en solution à 1 %, jusqu'à coloration rose persistante. L'’excès de permanganate est détruit par une ou deux goultes d’eau oxygénée à 1 volume. On introduit alors dans le flacon 8 gr. de Zn pur exempt d’arsenic que l’on a activé préalablement en le laissant tremper pendant dix minutes dans 10 cc. d'eau distillée additionnée de 3 gouttes d’une solution de sulfate de cuivre.
On bouche rapidement le flacon et on le place dans un cristallisoir rempli d'eau à 15° pour éviter l'échauffement qui, accélérant la vitesse de dégagement, donneralt une tache plus longue. (
L'hydrogène arsénié formé traverse le dôme du bouchon de l'appareil où se condensent les vapeurs d’eau acidulée, puis passe.dans le tube par l'ouverture ovalaire latérale et se sèche sur le petit rouleau de papier filtre ; la pointe effilée laisse écouler les dernières gouttelettes de liquide sulfurique. Le gaz vient alors en contact avec le papier sensible qu'il colore.
On laisse le dégagement se faire à l’obscurité pendant 8 heures environ ; on relire alors la bande de papier sensible et on la traite par l’iodure de potassium en solution à 10 % qui agit à la façon d’un viro-fixateur photo-
graphique. La teinte jaune de la tache produite par l’arsenic devient rapidement brun foncé. Après un quart d'heure d'immersion, le papier doit être lavé à l’eau disllléé.
La coloration est d'une stabilité remarquable. Léonar- DON a constaté qu'après deux ans il n’y avait qu'une légère atténuation des bandes de 0 mm. 001 à O0 mm. 002.
Pour déduire la teneur en arsenic du produit introduit dans le flacon, on compare la longueur de la tache obtenue avec une échelle étalon préalablement établie de la manière suivante :
On s'assure de la pureté des réactifs en plaçant dans l'appareil les réactifs seuls ; si la bande de papier sensible ne donne aucune tache en fin d'expérience, c'est que les réactifs ne contiennent pas d’arsenic.
On prépare alors des solutions d'acide arsénieux à 1/10, 1/100, 1/1000, etc., en partant d’une solution neutralisant volume à volume la solution décmormale d’iode et en ajoutant 275 cc. d’eau distillée à 100 cc. de cette solution. L’acide arsénieux contient 75,75 % d’As; 100 cc. renferment donc :
En y ajoutant 275 cc. d’eau distllée, on obtient 375 cc.
d'une solution au titre de 1 mmg. d’As par centimètre
=0 gr. 375 d’As.
cube. Et, par dilutions successives, on a une solution contenant 0 mmg. 1, 0 mmg. 01, 0 mmg. 001, etc., d'arsenic en As°0° par centimètre cube.
Nous avons employé pour nos recherches les produits de la maison Poulenc :
Acide sulfurique exempt d’arsenic- (toxicologie) ;
Acide perchlorique ; Zinc pur en aiguilles exempt d’arsenic distillé, procédé G. BERTRAND.
Nous avons préparé selon le procédé exposé ci-dessus une série de bandes étalons, dont le tableau suivant nous donne les longueurs :
As en mmg. Long. de la bande As en mmg. Long. de la bande
en mm, en mm, 0.0001 0.5 0.009 10.5 0.0003 1.00 0.01 12° 0.0005 1.5 0.02 16.