‹ Contribution à l'étude expérimentale du pneumothorax: par plaies pénétrantes de poitrineChapitre 10 sur 18 · D'OR R OI OO À · texte numérisé non relu

D'OR R OI OO À

Essayons maintenant de déduire quelques faits de ce tableau. Et d’abord, que devient l'air atmosphérique introduit dans la cavité close de la plèvre? Cet air diminue de jour en jour pour bientôt ne laisser plus de traces. Une quantité, même considérable, comme 400 centimètres cubes, a disparu complètement au bout de quarante Jours. Mais la rapidité de résorption est différente pour chaque animal, du moins dans les conditions de l’expérimentation. Ainsi, nous voyons que le sujet de l'expérience V possède au bout de dix jours une quantité moins considérable de gaz que le suivant après treize jours. Pourtant, les mêmes quantités d'air ont été injectées à chacun.

Comme Demarquay, nous avons vu que l’oxygène disparaît plus vite que l'azote, et que de l'acide carbonique vient se Joindre au gaz intrapleural. Toutefois, nous n'avons pas trouvé le rapport que le savant parisien avait cru saisir entre ce dégagement d'acide

OR carbonique et cette résorption plus rapide deloxygène. Les analyses publiées déjà par Davy et Brière de Boismont ont montré depuis longtemps les variations dans cette résorption gazeuse. L'opinion de Demarquay nous semble donc contestable. Nous ne pouvons pas d’ailleurs entrer dans la discussion de ses expériences, à cause de l'absence de détails qui se trouve dans leur exposé. Nous constaterons en dernier lieu ce fait, que la proportion d'acide carbonique va en augmentant pendant les premiers jours pour diminuer ensuite constamment.

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