EXPÉRIENCE V
2 février. — Le chien, d’allure naturelle, est encore de taille moyenne. L'animal est attaché sur la table et reçoit dans la cavité pleurale 250 centimètres cubes d'air filtré. Puis la plaie est fermée. Vers la fin de l'opération, le chien qui essayait de se débattre, présentait quelques intermittences cardiaques. Pas de toux. Il semble qu'il a un peu de dyspnée. A la percussion, la sonorité s’est peu augmentée, mais l’auscultation, le murmure respiratoire à disparu droite. Les jours suivants, rien de particulier noter.
L'animal est sacrifié le 12 février, après dix Jours. On lui retire 72 cent. cubes 7 de gaz. L'autopsie montre les deux poumons anémiés et remplis d'emphysème aussi bien à gauche qu'à droite. Le cœur est hypertrophié. Rien à la plèvre.
Analyse du gaz retiré :
Pour 7? cmc. 7 pour 100 cme.
One ru. Lil 18,85 A AO Re an 4e 00:29 HSE Acide carbonique. . DE 3,11
Si l’on se reporte à la composition normale de l'air, on trouve :
Oxyeène 5... rotiré, 43/77 Injecté: -52,5. -Absorbé : 38,79 AZOLE StiGrate e — b6,23 — 197,5 — 141,27 Acide carbonique — 2,74 — Traces Rendu 2,14 Gaz total ...,... — FN — 2,50 Absorbé 177,3
Divisons les quantités d'oxygène et d’azote par les quantités injectées ; il a disparu 73 centièmes d’oxygène, 0,71 d'azote, pendant que ? centim. cubes 74 d'acide carbonique ont été rendus, c’est-à-dire 1,096 pour cent.
ExPÉRIENCE VI.
3 février. — L'animal, assez gros, paraît gai et se laisse difficilement attacher sur la table. Il lui est fait une injection de 250 centimètres cubes d’air filtré. Au moment où on termine, la respiration et les battements cardiaques sont précipités. La plaie est lavée soigneusement et fermée par quatre points de suture. Sonorité exagérée à la percussion. La respiration paraît à l’auscultation rude, presque soufflante. Le chien paraît fatigué et se couche dès que la hiberté lui est rendue. Encore un peu triste le lendemain, il reprend dans la suite ses allures normales.
L'animal est sacrifié le treizième jour (16 février). La ponction donne 88 centim. cubes 5 de gaz. L'autopsie montre les deux poumons anémiés et ayant quelques points d'emphysème aussi bien à droite qu'à gauche. Le poumon droit ne présente d’ailleurs aucune trace d’érosion. Rien au cœur, rien à la plèvre.
Analyse de l'air ponctionné :
Pour 80 cmc. 5 Pour 100 cmc.
OVÉCNER- MAR 15,05 17,01 ATOS: 69,76 18,83 Acide carbonique. . 3,06 4,14
ares Les calculs précédents donnent ici :
Oxygène. ::.. 3. retiré 15,05 Injecté 52,5 Absorbé 37,45 Arotes ae he — 69,76 — 197,5 — 127,74 Acide carbonique — 3,66 — Traces Rendu 3,66 Gaz io. — 88,5 —— 2,50 Absorbé 161,5
Il à disparu les 646 millièmes d’azote et les 71 centièmes d'oxygène, pendant que 3 centimètres cubes d'acide carbonique ont été rendus, ce qui, pour 100 volumes d’air injecté donne 1,44.
ExPÉRIENCE VII.
2 mars. — Chien de chasse très fort. À cause de sa taille élevée et l'expérience devant durer trois semaines, nous lui poussons dans la plèvre 300 centimètres cubes d’air filtré et en employant le manuel opératoire ordinaire. Pendant l'injection des premières seringues, l’animal ne paraît s’apercevoir de rien ; à la fin, au contraire, l'opération lui paraît pénible. Dyspnée, accélération du cœur, tympanisme net du côté droit du thorax et disparition du murmure vésiculaire. L'animal se couche dès qu'il est reconduit dans sa loge ; les jours suivants, il a repris le dessus et ne conserve plus que du tympanisme sur le côté droit de la poitrine.
L'animal est tué par piqûre du bulbe le 23 mars, c'est-à-dire vingt-et-un jours plus tard. Nous lui retirons 65 centim. cubes 28 de gaz. Rien de particulier à noter dans son autopsie.
SURF NE L'analyse de l'air ponctionné donne :
Pour 65cmc. 28 Pour 100 cmc.
DA BONELENE TE ARPRRE 10,71 16,40 AZOUS NES NE 49,77 76,24 Acide carbonique . . 4,8 1,39
De là nous pouvons déduire les résultats suivants :
Oxygène... .. retiré 10,71 . Injecté 63 Absorbé 52,29 ATOLCr- serre — 49,77 — 2,37 — 187,23 Acide carbonique — 4,8 — Traces Rendu 4,8
Caztotale 22,2" — 65,28 — 300 Absorbé 234,72
Si nous divisons encore les quantités de gaz absorbées par celles injectées dans la plèvre, nous constatons la disparition de 83 centièmes d'oxygène et des 79 centièmes d'azote, et au contraire le dégagement de 1,6 d’acide carbonique pour 100 volumes d'air injecté, c'est-à-dire en tout de 4 centim. cubes 3.
ExPEÉRIENGE VIII.
9 mars. — Chien de grande taille. Il a servi à des expériences sur le bacille de Koch. On lui injecte 400 centimètres cubes d’air filtré. On note un peu d’oppression. La plaie est refermée. Diminution du murmure respiratoire.
L'animal est sacrifié le 17 avril, c'est-à-dire après trente-neuf jours. La cavité abdominale est vidée de façon à apercevoir le diaphragme. La canule est introduite dans un des derniers espaces intercostaux. On sentait à travers le diaphragme qu'elle plongeait dans
TEE la cavité pleurale. Cependant, malgré les diverses positions qu'on lui donne, il est impossible de retirer la moindre quantité de gaz. A l'ouverture du diaphragme, on entend un léger sifflement, annonçant la rentrée de l'air. A l’autopsie, rien de particulier aux poumons, ni au cœur. Les reins semblent avoir quelques granulations tuberculeuses.