‹ Contribution à l'étude géochimique et technique de quelques hydrocarburesChapitre 3 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L’étude que nous présentons a été commencée en août 1940, au moment où est apparue la nécessité de rechercher sur notre sol même les carburants et les lubrifiants, dont nous avions besoin. Nous avons pensé à utiliser l’asphalte pour la préparation des huïles, qui étaient la matière la plus difficile à remplacer. I’asphalte n’est pas, à proprement parler, comme le schiste, un succédané du pétrole, mais c’est un produit pétrolifère de propriétés particulières, qu’il s'agissait d'utiliser pour obtenir des huiles.

L’idée n’était pas nouvelle, puisque déjà à Raguse la Société A B C traitait un calcaire asphaltique, mais elle obtenait surtout des carburants (1).

Nous ayons cherché un mode opératoire qui conduise principalement à la préparation de lubrifiants, à partir des roches asphaltiques françaises. Un pareïl travail n’avait jamais été fait.

À la suite de nos premiers résultats, une enquête avait été ordonnée par la Direction des Carburants, en vue de recenser les gisements français. Ultérieurement, un essai industriel a été effectué et a donné des résultats encourageants. Na

L'importance économique de cette matière première dépend surtout de l’ampleur des gisements. Or, ceux-ci sont généralement mal connus. Le tonnage de lasphalte disponible en France n’a jamais été déterminé. Seules les mines du Gard ont une certaine importance reconnue dans la partie Nord, mais l'extension vers le Sud est mal délimitée. La zone asphaltique Aïn-Haute-Savoie est seulement exploitée à Volans-Pyrimont et aux Gorges du Fier, mais dans les autres localités on n’a guère noté que des indices. Dans les Basses-Alpes et à Bastennes on ne connaît pas les ressources des gisements. En Auvergne il existe bien de nombreux indices, mais sans que l’on sache la valeur à leur attribuer. En raison des circonstances nous n’avons pu étudier les asphaltes de Lobsann.

Les possibilités de ressources de la France en asphalte sont assez grandes pour que cette matière première garde encore une valeur économique après la guerre. Notre travail ne présente done pas seulement un intérêt rétrospectif. E

Nous avons dû effectuer un certain nombre d'essais et d’analyses sur les constituants des asphaltes. Les résultats qui présentent un intérêt seront exposés. De même nous signalerons quelques observations géologiques que nous avons été amenés à faire.

L’exposé de nos travaux est divisé en plusieurs parties. D’abord dans le premier chapitre, afin d’éviter toute confusion dans une terminologie assez embrouillée, nous rappelons les définitions de l’asphalte et du bitume.

La bibliographie concernant l’asphalte naturel est résumée dans le chapitre IT.

Le chapitre III est consacré à l’exposé de nos travaux. Les produits des

(1) Des essais avaient été effectués pour cette Société, en 1923, à l'Institut au Pétrole.

Pol TECHNIQUE DE QUELQUES ASPHALTES FRANÇAIS, «9

quatre régions : Auvergne, Gard, Seyssel, Landes où l’on trouve l’asphalte en quantités importantes, ont été étudiés.

Les conclusions sont l’objet du dernier chapitre.

Pour 1a réalisation de ce travail nous avons rencontré l'appui bienveillant de M. Warss, Directeur de l’École du Pétrole, à qui va notre gratitude. Nous adressons nos plus vifs remerciements à M. Borssezer, Professeur de chimie analytique, de qui nous avons reçu des conseils très éclairés.

Nous avons aussi eu recours à différentes personnes, que nous sommes heureux de remercier ici et dont nous citerons les noms dans cet exposé.

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