‹ Contribution A L'Étude histo-physiologique de L'Épithelium prostatiqueChapitre 6 sur 13 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

LE CHONDRIOME

La méthode de Regaud a servi de base à nos recherches. Parallèlement à son emploi nous avons utilisé la méthode de Xüll apres fixation de Meéves. dans le but de saisir les relations de voisinage, sinon de continuité, existant entre le chondriome et les grains de sécrétion. La technique de Benda essayée à plusieurs reprises, ne nous a donné que des résultats très inconstants.

Enfin nous avons appliqué dans quelques cas la méthode d’'Achucarro-del Rio-Hortega, pour établir la preuve

de nos recherches antérieures.

1) Le Chondriome de la cellule secrétante de la prostate du chien.

Nous continuerons à distinguer les trois variétés de cellules qui ont servi à notre description morphologique de l’épithélium.

A) Comme nous l’avons vu, les cellules des acini à large lumière sont hautes et partagées au niveau de l'union de leur tiers moyen et de leur tiers inférieur par un noyau . volumineux, allongé dans le sens de l'axe cellulaire et occupant presque toute la largeur de la cellule. Le noyau

sépare Je protoplasma en deux zones bien distincles:

l’une supérieure réticulée, l’autre inférieure compacte. Le chondriome, dans ces éléments, affecte l’un des trois types suivants :

1° Dans un premier cas on voit entre le noyau et le point d'implantation de la cellule, dans la zone infra-nucléaire, des chondriocontes flexueux, amassés en pelotons plus ou moins volumineux qui ne semblent pas subir de modifications en rapport avec la sécrétion.

En tout cas, si ces modifications existent, elles ne nous paraissent pas appréciables avec les moyens actuels d'observation. On voit toujours ces amas plexiformes avec des caractères approximativement identiques.

Sur quelques préparations, nous avons observé des chondriocontes intercalés entre le noyau et les limites latérales de la cellule et paraissant s'orienter vers la zone sus-nucléaire pour reconstituer là un amas semblable, quoique plus restreint, à celui situé au dessous du noyau. Fait important à signaler : ces filaments se colorent d’une façon assez irrégulière et présentent une alternance de zones grises et de zones franchement noires.

Enfin à l'extrémité apicale, on voit des mitochondries granuleuses en nombre plus ou moins considérable, placées sans ordre apparent. Il nous a été impossible de constater une relation entre la position de ces éléments et les points de jonction du réticulum protoplasmique. Nous ne pouvons donc partager l'opinion de certains auteurs. Ces granulations mitochondriales très fines et toujours très nettement colorées sont mélangées aux grains de sécrétion qui se présentent sous forme de vacuoles grisâtres entourées d'une bordure légèrement réfringente. Moins nombreuses, mais remarquables cependant, sont de

roi

grosses granulations mesurant 3 y en moyenne, intensément teintées par l'hématoxyline ferrique et que Doniinici considère comme des formations lipoides. Sur des préparations traitées par la méthode de Dietrich en vue de l'identification des phosphatides, nous avons retrouvé des conglomera en tous points semblables, comme forme, comme dimension et comme situation, à ces granula-

tions géantes.

F1G. I. — Chondriome de la cellule épithéliale prostatique (Schema).

Signalons enfin de nombreux grains, teintés en noir, au sein de la lumière de l’acinus.

Dans le prochain chapitre nous envisagerons les rapports qui peuvent exister entre le comportement des mitochondries et la sécrétion.

2% Dans d’autres cellules sécrétrices, ‘la partie infranucléaire est occupée par des mitochondries granuleuses assez nombreuses, qui s’égrènent, en devenant de plus en plus rares, de chaque côté du noyau et dans la zone

réticulée jusque sous la membrane apicale.

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