‹ Contribution à l'étude histologique des lauracéesChapitre 15 sur 16 · IV. Tribu des Hernandiacées · texte numérisé non relu

IV. Tribu des Hernandiacées

Genre Hernandia.

L’étude de ces deux genres au point de vue du tissu sécréteur, n’a pas été faite, car il m’a été impossible de me procurer des échantillons.

D’après la longue sériQ^d’observations qui précèdent, on a pu voir qu’il n’existe dans la tige aucune disposition particulière des glandes à essence pour chaque tribu, ni même pour chaque genre.

Cependant, d’une façon assez générale, c’est dans le liber que l’on rencontre le plus grand nombre de cellules à huile essentielle, excepté chez quelques Litséacées, où elles se trouvent surtout dans l’écorce. Les cellules à mucilage au contraire sont placées de préférence dans l’écorce, quoiqu’on très grand nombre aussi dans le liber chez certaines espèces (Cinnamomum, Laurus etc.)ou dans la moelle (Sassafras). Les cellules à essence de l’écorce prennent souvent moins les colorations que celles du liber ; leur contenu e.st quelquefois finement granuleux. Dans beaucoup de genres, on peut remarquer aussi que les cellules corticales, libériennes ou médullaires contiennent dans leur suc cellulaire d’assez nombreux cristaux de bioxalate de potasse, ou d’oxalate de chaux. Ces cristaux se rencontrent de même dans les cellules à mucilage, après au milieu de la masse de ce mucilage'(fig. 6).

Si nous revenons maintenant à l’huile essentielle des Lauracées, nous arriverons déduire de l’action des réactifs qu’elle peut se rencontrer sous des aspects bien différents :

lo^Dans des cellules ou glandes spéciales arrondies on ovoïdes, localisées dans le liber, l’écorce ou la moelle.

2® Dans des cellules qui apparaissent complètement remplies par le produit sécrété, mais qui ne diffèrent en rien par leur forme et leur paroi des cellules voisines. On les rencontre surtout dans le tissu cortical ou libérien secondaire.

3o Dans quelques cellules des rayons médullaires {Cinnmnomum I Zeylanicnm, Neclandra angusUfolia, etc.) du parenchyme ligneuv (Cinnamomum, Camphora, etc.). Dans ce cas, en coupe longitudinale, ces cellules se distinguent nettement des fibres voisines, car leur accroissement s’est arrêté et leurs extrémités au lieu d’être allongées sont brusquement tronquées. Les fibres périeycles qui sont quelquefois remplies d’essence présentent aussi le même aspect.

4* Dans certaines cellules larges arrondies, semblables aux cellules <à mucilage ; seulement, après l’action du réactif, on voit qu’elles ne sont pas remplies d’essence. Ce genre de cellules sécrétrices se rencontre surtout dans l’écorce de la tige et dans le parenchyme en palissade de la feuille.

5® Enfin, outre ces cellules particulières, on peut remarquer fréquemment, épars au milieu des leucites et des grains d’amidon, des globules d’huile essentielle isolés ou groupés dans une même cellule du parenchyme cortical, libérien ou médullaire.

Dans la racine, ces différentes sortes de cellules sécrétrices se retrouvent de même que les globules isôlés j cette partie de la plante est du reste ordinairement peu aromatique et très mucila§dnejise.

Les écailles de bourgeons et les différentes pièces qui composent la Heur nous montrent aussi la même disposition au point de vue du système sécréteur.

La feuille des Lauracées est le seul organe qui paraisse présenter une apparence délocalisation. En effet les grandes cellules spéciales incluses dans le parenchyme en palissade ne prennent que tr|!S rarement les colorations et paraissent ne contenir qu’une quantité variable et quelquefois très faible de matière miîcilagineuse. Les cellules spéciales à huile essentielle sont généralement placées au-dessous du tissu chlorophyllien dans le parenchyme delà feuille et souvent dans sa moitié inférieure.

Enfin dans l’embryon [Camphora, Laurus) on peut déjà retrouver toutes les diverses sortes de cellules décrites ci-dessus, mais les colorations sont peu intenses, car la proportion d’essence y est très faible.

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