VIII DE L'ENQUETE HYDROGEOLOGIQUE
Elle a pour but la découverte de l’eau potable ct le choix des meilleures conditions de captage.
Elle comprend deux parties : 1° la découverte de l’eau (nappe et points de résurgence), les études et recherches sur le terrain; 2° la discussion et la conclusion. L’enquêteur, généralement un spécialiste, ingénieur-géologue, collaborateur de la carte, après découverte de l’eau (baguettes et pendules du sourcier, sondages, traditions, prospections, radiesthésie), étudie la géologie et la stratigraphie particulière du pays et de ses environs. Il cherche les liaisons et les discordances des couches entre anticlinaux voisins, les particularités locales des niveaux aquifères, l’importance des couches poreuses et imperméables.
Il fait aussi une étude détaillée des divers terrains rencontrés (au besoin avec analyses chimiques), en examinant pour chacun leur rôle local dans la formation des niveaux aquifères. Ceci est très important et demande une grande habitude.
Nous avons vu dans le précédent chapitre, combien d’embüûches la nature sème sous les pas des prospecteurs. Rien n’est plus difficile que de trouver le système naturel, souvent très compliqué, qui assure la régularité d’un débit aqueux. Une bonne enquête
CAES
hydrogéologique insistera sur ce point. Elle distinguera bien explicitement les résurgences ordinaires et extraordinaires, en donnant les cotes de captage permettant d’avoir largement le débit désiré, sans exagération souvent nuisible ici à la conservation des débits de captages voisins.
Les résultats des études sont consignés et discutés dans un rapport accompagné de croquis, coupes géologiques et schémas des niveaux des eaux suivant les saisons. Ce rapport se terminera par des conclusions et par des conseils relatifs aux forages et captages définitifs.