‹ Contribution à l'étude hydrologique de la vallée de l'AinChapitre 17 sur 60 · II. — Essais préliminaires de potabilité · texte numérisé non relu

II. — Essais préliminaires de potabilité

L'analyse physique ayant vérifié que l’eau était limpide, inodore, de saveur faible et agréable, fraîche, non putrescible, nous ferons les recherches ci-après :

CHLORURE DE SODIUM. — À 100 cc. d’eau ajouter III gouttes de chromate de potassium à 10 p. 100 + 1 cc. de solution de nitrate d’argent à 1.45 %. Si la coloration persiste c’est que la teneur en chlorure de sodium est inférieure à 50 milligr.

MATIÈRES ORGANIQUES. — A 100 cc. d’eau ajouter 5 cc. de solution à 16 % de bicarbonate de soude, puis 2,5 cc. de permanganate de potasse à 0.0395 %; faire bouillir pendant 10 minutes. Il ne doit pas y avoir de décoloration, sinon l’eau n’est pas potable

FOPARAES

(plus de 2 milligr. en oxygène du permanganate de potasse).

HYDROGÈNE SULFURÉ. — Il suffit de sentir l’eau, l'odeur de ce gaz étant caractéristique. Une coloration noire du papier à l’acétate de plomb ou rouge violet de la solution de nitroprussiate de sodium à 10 % indique une eau non potable.

AMMONIAQUE. — Dans 10 cc. d’eau, ajouter 1 à 2 cc. de réactif de Nessler; une coloration jaune indique qu’il y a beaucoup d’ammoniaque. Cette eau est donc non potable.

Réactif de Nessler. Dissoudre 50 gr. d’iodure de potassium dans 100 cc. d’eau chaude, ensuite verser peu à peu une dissolution chaude de chlorure mercurique à 5 %, jusqu'à ce que le précipité rouge formé cesse de se dissoudre. Après avoir filtré, ajouter au liquide 150 gr. de potasse caustique (exempte de carbonate) dans 300 cc. d’eau. Ensuite étendre à 1 litre avec de l’eau distillée et ajouter 5 cc. de la solution de chlorure mercurique. Après 24 heures de repos, décanter.

Cet essai est insuffisant, le dosage est indispensable. Aussi nous avons toujours dosé l’ammoniaque par distillation, comme il est indiqué au paragraphe « Dosage de l’azote ».

NiTRITES. — L’eau n’est pas potable quand elle contient des nitrites, car leur présence indique une pollution actuelle. Des traces de nitrites sont décelées par les réactions suivantes :

1° Une coloration bleue est obtenue en moins d’une minute dans l’essai suivant : 100 cc. d’eau + 5 cc. de Réactif de Tromsdorf + 2 cc. d'acide sulfurique au quart.

2° On obtient une coloration rose en ajoutant à 100 cc. d’eau, V gouttes de Réactif de Rochaix et mélangeant rapidement. Cette réaction permet de déceler 0.01 milligr. d’azote nitreux par litre; elle est spécifique de l'acide nitreux.

RÉACTIF DE RocHaix (solution sulfurique de rouge neutre). Elle se prépare en dissolvant 2 gr. de rouge neutre dans 18 gr. d’eau, puis en filtrant et ajoutant peu à peu 80 gr. d'acide sulfurique pur. Elevée à 66° cette solution se colore en vert foncé et devient rose dans une grande quantité d’eau.

NITRATES. — On fait évaporer 10 cc. d’eau au baïinmarie sans ébullition; au résidu, refroidi, on ajoute IT à II gouttes de réactif sulfophéniqué, puis environ 5 cc. d’eau et II gouttes d’ammoniaque. Une coloration jaune indique plus de 4 mmgr. de nitrates; ce qui rend cette eau suspecte.

SULFATES. — Par addition d’acide azotique et nitrate de baryum, on ne doit pas avoir de précipité abondant, sinon il faut doser.

CALCIUM. — A 20 cc. d’eau, on ajoute quelques gouttes d'acide acétique, puis quelques gouttes d’oxalate d’ammoniaque, on ne doit pas avoir de précipité trop abondant.

Ces essais préliminaires effectués, nous avons procédé aux titrages hydrotimétriques et dosages géné- FAUX 00,

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