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reprend l'opinion de BUFFON, puis de TIEDEMANN et GMELIN en la précisant. Les oiseaux vivant de substances végétales, ont de longs cæcums, tandis que ceux qui se nourrissent de chair en ont généralement de courts. Quatre ans plus tard, l'élaboration de la théorie classique se poursuit, avec les travaux de MECKEL (1) qui, après avoir fait de nombreuses observations et relevé pas mal d’erreurs chez ses prédécesseurs arrive, lui aussi, à cette même corrélation entre le développement des cæcums et le régime alimentaire. Toutefois, il est le premier à constater un certain nombre d’exceptions, entre autres : comment se fait-il que les Rapaces nocturnes aient des cæcums bien développés alors que les diurnes n’en ont que de fort petits ? En 1849, SIENOLD et STANNIUS reprennent à leur compte l'opinion devenue classique mais, d’ailleurs, n’accordent qu’une faible importance à ces organes dans leur ouvrage (2) tandis qu EBERTH (3) s'attache à l'étude histologique de leurs parois.
OWEN (4) (1866) remarque le développement inattendu des cæcums chez les Rapaces nocturnes, et les explique en supposant une digestion moins rapide chez eux que chez les oiseaux de proie diurnes. Comme explication générale du plus ou moins grand développement de ces organes, 1l reprend l’idée de HOME : les cæcums seraient développés chez les oiseaux qui auraient de la difficulté à trouver leur nourriture, et courts chez les autres. Un peu plus tard, GEGENBAUR (3) n'accorde aux cæcums qu'une importance tout à fait secondaire et ne se pose même pas la question de leur rôle.
En 1882, GADOW à la suite d’un article très documenté sur l'anatomie du Pferocles (6) où il insiste sur la description des cæcums, entre dans certains détails généraux sur ces organes. Mais c’est surtout dans la partie consacrée aux oiseaux de la collection Thier-reichs
(x) I. F. MECKEL — Traité général d'Anatomie comparée — Traduction française VIII Paris — 1838.
(2) SIEBOLD et STANNIUS — Nouveau manuel d'Anatomie comparée —
Paris — 1840.
(3) G. EBERTH — Uber die Follikel in den Blinddarmen der Vogel — Würz. naturw. zeitschr. t. II:-1867.
(4) R. OWEN — Comparative Anatomy and Physiology of Vertebrates NO = Pondonpre0e:
(5) GEGENBAUR — Manuel d'Anatomie comparée — Traduction française — Paris 1874.
(6) H. Gapow — On same points in the Anatomy of Pterocles with
remarks on its systematic position proceed. zool. Soc. of London 1882.