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sur l’anatomie du Hoazin, du Kamichi et du Turnix : ses observations sur les cæcums, tout en étant brèves, sont à signaler, surtout à cause de l’époque où elles ont été faites.
Dans les Proceedings de la Société de Zoologie de Londres, parurent, depuis 1850, toute une série d'articles de différents auteurs sur l'anatomie microscopique de certaines espèces, nous donpant des détails sur les cæcums. Citons, entre autres ceux de :
GARROD, sur Heterolocha gouldi (1872), les Columbidés (1874), les Parrots (1874), sur Chauna derbiana (1876). Aramus scolopaceus (1876), Plotus anhinga (1876), Bucorvus abyssinicus (1876), Plotus Levaillanti (1878), Indicator major (1878), Opisthocomus cristatus (1879).
FoRBESs, sur les Eurylaemidés (1880), Leptosoma discolor (1880), les Jacanas (1880), Plotus melanogaster (1882), les Todidés (1882).
GApow, l’aticle déjà cité sur les Péerocles (1882).
BEDDART, sur Chauna chavaria (1886), les Caprimulgidés (1880), Balaeniceps rex (1888), Podica senegalensis (1890), Caladromas elegans (1890), Rhynchops (1896), Scythrops Novæ-Hollandiæ (1898), Buceros afer et B. abyssinicus (1901), Carpococcyx radiatus (19017).
MITCHELL, sur Chauna chavaria (1895), Opisthocomus cristatus (1896), sur les Limicolinés (1905), Balaeniceps rex (1913), Aramus giganteus (1915), Anastomus oscitans (1915).
Dans la revue The Ibis, PERCY R. LOWE fit paraître une série d'articles d'Anatomie su certaines espèces où il donne quelques brefs détails sur l'appareil digestif et les cæcums. Citons ses publications sur les /acanas (1925), Aechinorhynchus cancellatus (1927), les Telmatomorphæ (1931) et les Gruimorphæ (1931).
Dans la revue Auk, citons les publications de H. L. CLARK de 1913 à 1918 et, surtout, celles de A. WETMORE. Celui-ci publia, en particulier en 1920, une note sur les cæcums des Anhingas qui donne des détails intéressants : de plus, il discute les observations de ses prédécesseurs. Le même auteur avait publié (1918) une note sur les Nychibius, dans les Proceedings of the United States National Museum, où 1l est question des cæcums de ces oiseaux.
Citons encore un article qui paraît fort oublié — il n'est cité que par GROEBBELS et seulement dans son Index Bibliographique
- et pourtant à son importance puisqu'il relève ce que MAUMUS
Tares ou encore peu connus sous le rapport de l'organisation profonde —- Annales Sc. Nat. 20 Série zool, t. VIII. 1837.
et les partisans de l'opinion classique eussent appelé une exception et dont nous reparlerons, d’ailleurs, en son temps. Il s’agit de la publication d'ALPHERAKY sur les cæcums de quelques oiseaux de la sous-famille des Scolopacinés, en langue russe, faite en 1906 dans l’annuaire du Musée zoologique de l’Académie des Sciences de Saint- Pétersbourg.
Mentionnons enfin un article très documenté et très précis de K. KOSTANECKI dans le Bulletin international de l’Académie des Sciences et des Lettres de Cracovie, de l’année 1930. Cet auteur, avec la rectitude scientifique que nous lui connaissons, relève une erreur de MAUMUS sur la forme des cæcums de la Grande Outarde et nous donne des détails tout à fait inédits sur leur trajet.
Pour que cet historique soit complet, il nous faut encore mentionner une série de recherches sur le rôle physiologique des cæcums. C'est l’œuvre du Professeur MANGOLD (r) et de son élève RADEFF (2). Nous reparlerons longuement, à la fin de notre propre étude, de cette question et des problèmes qu'elle soulève. Mais, dès maintenant, notons l'importance de ces premières recherches expérimentales conduites magistralement, avec toute la méthode biochimique qu'elles nécessitent.
A part quelques idées curieuses émises sur le rôle possible des cæcums, un grand courant d'opinion, avec BUFFON pour auteur, se manifeste pour tenter d'expliquer leur présence. Nous avons assisté à l'élaboration d’une théorie, que j'ai qualifiée de traditionnelle, sur le rôle physiologique de ces organes. Il faut remarquer qu’elle a été conçue et développée en se basant uniquement sur les études morphologiques. Ce n’est que par des expériences dont nous reparlerons mais dont nous pouvons dire tout de suite qu'elles ne sont pas suffisantes, que cette théorie a été justifiée.
{1) E. MaxGozp — Die physiologischen Funktionen des Blinddarms allgemein und besonders bei den Vogeln — 1928.
E. Maxcozp — Die Verdaulichkeit der Rohfaser un die Funktion der Blinddarme beim Haushuhn — Archiv für Geflügelkunde — 1928.
(2) T. RADEFF — Uber die Rohfaserverdauung bein Huhn und die hierbei dem Plinddarm zukommende Bedeutung — Biochimie Zeitschrift
Nous allons donc, dans le cours de notre travail, voir si l'étude morphologique des cæcums permet de tirer de telles conclusions. Pour cela, nous allons d’abord étudier les différents types de cæcums, puis, nous étudierons les variations qu'ils offrent dans un même groupe d'oiseaux, et, enfin, nous nous attacherons à comparer les différents développements de ces organes pour un même régime alimentaire. Devant l'impossibilité de nous ranger à l'opinion classique, nous verrons dans quel sens il convient, désormais, de poursuivre les recherches sur ce sujet.