‹ Contribution à l'étude ou traitement des fractures de la rotuleChapitre 13 sur 13 · JET · texte numérisé non relu

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Observation VIII

F (INÉDITE) Fracture de la rotule traitée par l'immobilisation. — Récidive. — Massage

Le 17 juin 1898, Honoré G..., opticien, se trouvant à Thuir, village situé à quinze kilomètres de Perpignan, fait une chute de quatre mètres. Il tombe les membres inférieurs

fléchis, accroupi sur la pointe des pieds qui supportent ainsi tout le poids du corps g est-à-dire 118 kilos), et ne peut se relever.

Le médecin appelé sur le champ malgré le fort épanche: ment qui à envahi la jointure, peut obtenir la crépitation

osseuse et porter le diagnostic de fracture de la porn gau-

che, avec absence de douleur.

Un appareil provisoire, formé par une attelle en bois, placée sous l'articulation, permet et facilite le transfert du malade à Perpignan. Les cahots de la route évetHent la douleur qui est dès lors très forte.

A Perpignan, le malade est placé dans son lit, et son arti-

culation est enfermé dans un appareil Lefort ; d’ailleurs, le

membre tout entier est emprisonné dans une gouttière. La

douleur est si vive qu'on doit enlever l'appareil; on ne laisse

que la gouttière.

21. — Le gonfiement persiste ( encore. On le combat par la compression qu’on réalise au moyen d’une bande de caoutchouc longue de dix mètres, directement enroulée autour du

genou. Le soir même le malade fit sauter la bande, ne pou-

vant la supporter.

Dès lors il ne veut plus rien que sa gouttière, il observe le repos le plus absolu.

— A4 — Se |

17.— On permet au malade de se à lever. En ce Home le ; gonflement a disparu ainsi que la douleur; mais le membre Lee inférieur est frappé d’une faiblesse extrême due à l’atrophie = des groupes musculaires antérieurs de la cuisse. Les. fragments sont réunis par un cal fibreux d'un centimètre; mais e ce cal, quoique court et serré, ne paraît pas bien solide. 2e. Aussi l’article est-il, par mesure de précaution, entouré d'au manchon au silicate de potasse. Le malade marche difficile = ment même avec deux béquilles. : :

99 août. — L'appareil silicaté est enlevé, le # 8’ est consolidé mais la jointure est raide. Par la marche cette raideur ae disparaît à la longue etle malade, aidé d’une canne, peut. se promener et reprendre ses occupations (dans le mois de janvier). É :

14 juin 1899.— (Par conséquent un an après l' accident) Le malade glisse malencontreusement sur une peau d'orange et. bute avec le genou contre le bord d’un trottoir. Il ressent une douleur vive; mais peut se relever et rentrer chez ju sans l’aide de personne. | | Se

Il se couche et dès lors la douleur s’ exaspère et devient SAONE A : \

plutôt un decollement dé cal qui ne tient au araens ee rieur que par sa partie interne, de sorte qu'il forme avec le à bord de ce dernier un angle à sinus externe assez large pour permettre l’introduction du pouce et de l’index. Une goutière immobilise le membre.— Repos absolu pentant trente jours durant lesquels aucun moyen thérapeutique n'est employé. — Pas de douleur: mais les fragments sont our | écartés et l’atrophie augmente. ED + 14 juillet. — Le malade se lève ; ; ils’aide de béquilles pour marcher mais ne parvient pas à mobiliser son articulation LA 3 semble ankylosée.

| . on. commence le Ares (our la première fois)

moins correcte ; un cal fibreux solide rénnit Fa deux nents, mais l'atrophie du triceps persiste encore, malgré nues nombreux et régulièrement pratiqués. ee

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