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. que nous rapportons, on voit bien les avantages de cette Séparation des deux foyers. En effet, cet auteur signale la formation d’un abcès entre la peau et les plans sous-jacents ;
mais,comme il avait eu soin de faire lasuture fibro-périostique, les tissus déchirés avaient eu le temps de réparer leurs désor-
dres et l’article fut préservé contre la suppuration.
TRAITEMENT POST-OPÉRATOIRE. — L'opération est terminée. Pendant huit jours le repos au lit, avec surveillance ac-
tive, est de rigueur. Ce temps écoulé on peut enlever le pan-
sement et commencer le massage méthodique des masses musculaires de la cuisse; loin de l’articulation,le massage sera d’abord légèrement fait ; puis peu à peu on passera à la per-
cussion méthodique des muscles en se rapprochant de plus en plus de l'articulation elle-même.
Des mouvements passifs lui seront imprimés, légers d’abord,
plus forts ensuite. On peut employer un excellent moyen re-
commandé par le professeur Delorme, médecin principal de l’armée, quand on craint une raideur trop forte de l’articula-
tion. « Abandonner, dit-il, le malade à lui-même en pareil.cas
équivaut à transformer la raideur en ankylose. Voici l’artifice qu’il emploie. On fait élever la cuisse à angle droit sur le bassin, et par les deux mains de deux aides vigoureux, entrelacées et appliquée contre la face postérieure de la cuisse vers la partie moyenne, on la maintient dans sa position. Le
malade raidit d'abord son genou, mais les extenseurs étant
insuffisants au bout de quelques instants, le genou fléchit de
lui-même, tombe à angle droit et le malade pousse un cri. A
ce moment le chirurgien,qui n’a pas à compter avec les muscles actifs, accuse jusqu’à son degré extrême la flexion du membre, d’une facon progressive,mais assez rapide pour éviter un retour effectif de la contraction musculaire. La pression
. fémoraux : cette pratique est en eflet un excellent. moyen je
modifiée par ses continuateurs qui l'ont fait RERO des
de l’article et l’on évite ainsi toute menace d’arthrite er =:
le levier osseux qu’il commande à subi une solution de …
— 28 — | du doigt,une pression légère de la main sur la jambe suffisent © habituellement pour compléter la flexion. L’articulation étant déraidie, le membre fracturé commence à fonctionner et il fonctionnera chaque jour d’une façon continue et progressive. = De plus, il ne fautjamais donner de béquille à un fracturé. En effet, dit M. Delorme, avec un peu d'exercice la béquille va remplacer chez lui le membre atteint qu’il se gardera de faire fonctionner. D’ailleurs les flexions et extensions du genou qui apportent des changements dans la longueur du membre, : ne sont possibles qu’avec l’écartement des béquilles, une obli- | quité que le blessé n’apprend qu'à la longue et qu'il lui répugne même d'employer parce qu’elle nuit à la solidité du point. : d'appui; aussi la béquille reste droite et le genou enraidi » PUR és 24 nee Lee PrAURRRenS à :
combattre l’amyotrophie et contribue ainsi à pue e faiblesse du membre fracturé.
Telle est dans ses grandes lignes la méthode listérienne
progrès de la science. À Remplit-elle les conditions ratée à On peut répondre par l’affirmative sans craindre d’être contredit. C’est la seule en effet qui permette l'évacuation complète
seule amène l’affrontement absolu des surfaces de section en A supprimant l’interposition des tissus inutiles ; la formation du cal osseux est ainsi favorisée. Quant à l’amyotrophie,elle n’est ° : plus à redouter du moment que larthrite est prévenue.On sait d'autre part,depuis Gosselin,qu’un muscle s’atrophie dès que
continuité; mais la suture réparant les dégâts au plus vite permet encore de parer à cet inconvénient. Seule encore elle
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