BEN
Dr ae
ol es
. 2? mars de l'Hôtel-Dieu, car je tenais à surveiller l’état de son genou pendant quelque temps.
Actuellement il marche très bien. La plupart de ses amis
nese doutent pas qu il boite légèrement. La flexion dela jambe n'arrive pas tout à fait à l'angle droit, mais cela ne le gêne pas. L’assouplissement fait des progrès encore maintenant.
Le malade, qui se livre à des travaux très pénibles, assure que la jambe opérée et le genou sont aussi solides que l’autre Hn'y a pas datrophie; le triceps crural est aussi développé que celui du côté non opéré.
Observation II
Le second malade, âgé de cinquante-huit ans, culivateur, s’est fracturé la rotule droite il y a huit ans.
Depuis, il a toujours fort mal marché.Il montait les escaliers très difficilement. Enfin il se plaignait de douleurs dans le senou, et surtout du défaut de solidité de l'articulation. Les mouvements manquaient d’aplomb, disait-il, et s’accompagnaient de perte d'équilibre au moindre effort.
Au mois de janvier dernier, il fit une seconde chate.et se
- refractura la rotule.
Ecartement considérable des fragments depuis cette nouvelle chute. Le fragment supérieur est à lui seul plus grand que la rotule du côté sain. Cal allongé qui double les dimensions de l'os. Une crête saillante et transversale indique le point de l’ancienne fracture. Ecchymose considérable de la jambe et de la cuisse. Je pratique l’arthrotomie. J’enlève une grande quantité de caillots intra-articulaires.
Le cal ostéofibreux est ossifié en partie à sa portion supérieure. Je résèque ce cal ancien et les deux surfaces dénudées
SIDE des fragments rotuliens apparaissent recouvertes d une couche irrégulière de tissu fibro- cartilagineux. Ce fibro-cartilage, dont quelques portions sont comme arrachées et dissociées, se confond latéralement avec des languettes arrachées du tissu . synovial et capsulaire très épaissi. Avec le couteau ostéotome je régularise les deux fragments rotuliens, en réséquant une plus grande étendue du fragment supérieur plus volumineux. Lorsque les deux sont suffisamment modelés, je les réunis au moyen de deux fils métalliques placés à l'aide d’un poinçon. F
Drainage. Suture des parties molles. Attelle plâtrée. Her
J'enlève les fils un mois après. Le malade commence à marcher rapidement, Il est en très bon état avec un membre très solide deux mois après l'accident. Il est très satisfait, 1 ne : souffre pas et bien que les mouvements soient encore limités, il trouve son état bien supérieur à celui qui existait avant Le deuxième chute. ;
Observation III ser SES
(Wazraer, Société de chirurgie, 1817). — Présentation de malade Fracture de la rotule droite 8 mars 1890. Reste quinze jours chez lui, gardant le repos au lit. Entre à Saini-Antoine, : où il est traité du 21 mars au 10 avril par limmobilisation dans un appareil plâtré avec compresses ouatées au genou. À. sa. sortie de l’hôpital, il marche mal, s’aidant d’une canne. La. marche devenant chaque jour plus pénible, il entre à la Charité = le 20 avril; il est immobilisé dans un appareil plâtré du 4° mai au 1°" juin, puis dans un appareil silicaté du 2 au 24 juin. He quitte alors l'hôpital marchant très bien, mais la jambe roïde.
Se 33 — s | peine faire duelques très s légers mouvements de
sporter à Saint-Antoine, dans le service de M. Monod. ue PAUrS une fracture. de la mou avec ÉSHRSE
pchenn a disparu, l'écartement persiste, le à ee lever la jambe, et, Lee les es
Le Loin je fais la un de la rotule ; les fraoments one écartés de : centimètres et er et à peine Sue l'un
es o fibreuses réractées qui les brident fortement sur les bords. Après très large libération du tendon du triceps et 5 avivement des fragments, je puis arriver à les coapter, et la à uture est faite avec deux fils d'argent; trois fils de catgut réunissent le périoste et les plans fibreux préroluliens. Suture ie la peu au crin ; Sans drainage. Immobilisation dans un
re enlevé : le de ne bien la AT but élecou mouvements. En décembre, je revois le malade qui marche bien, sans fatigue ; il a fait 18 kilomètres à pied pour venir me voir. re cor est HRQURee normal, le triceps : à
Maries peut se relever. On le transporte à l'Hôtel-Dieu, dans le service de M. Tillaux, que j'avais l'honneur de remplacer. Je
constate un écartement notable des fragments. J'ouvre largement etje constate, non pas une fracture de la rotule, mais
bien un arrachement du tendon tricipital. On constate un cal osseux. La suture du tendon est faite au moyen de deux gros fils d'argent. Vingt-deux jours après tout va bien.
Observation IV (INÉDITE)
Recueillie par le D' PeRALDI, dans le service du D'FonrTaNw, chirurgien en chef de la marine, professeur à l'École de médecine de Toulon.
Jacques P..., canonnier de 1" classe au 13° régiment d’ar-
tillerie de forteresse, en garnison à Toulon, entre au n° 95,
à la salle 5 de l'hôpital principal, pour une fracture transversale de la rotule. Le matin, durant une pause, il jouait pour
se réchauffer au jeu du mouton, et au moment où il faisait appel des deux pieds pour franchir le dos du mouton, il tombait tout à coup et ne pouvait plus se relever. Envoyé immédiatement à l'hôpital principal, il y arrive pendant la visite du matin. Le diagnostic de fracture transversale de la rotule est posé, et on décide une intervention immédiate. On fait une incision courbe à concayité supérieure au niveau du fragment inférieur ; pas de sang dans l'articulation. Arrivé
sur la rotule, on fait trois points de suture au fil d'argent, à
l’aide du perforateur Collin. Suture superficielle à pointsséparés et au catgut. Pansement iodoformé. Compression ouatée. Six jours après, on enlève les points de suture superficiels. Cica-
FRE er d # PCR S EP ATOT