CONCLUSIONS
En dernières conclusions nous dirons :
L — L'éléphantiasis semble être une véritable dermite chronique due à la présence d’un microbe spécial, le dermocoque.
II. — Lorsque ce microbe, qui vit dans le derme à l’état latent, est réveillé sous l'influence d’une fatigue physique, d’un surmenage, d'une irritalion locale quelconque, capables d'augmenter sa virulence, l’acces éléphantiasique simple, régional. bénin se produit.
IT. — Lorsque, à cette dermococcie locale chronique et latente, s'ajoute une infection du sang par un streptocoque, le grand accès éléphantiasique complet, général et local, éclate. Ce grand accès est dù à l'association, à la symbiose du streptocoque et du dermocoque réveillé et exalté.
IV. — Enfin comme toutes ces particularités ont élé observées aussi bien dans l'éléphantiasis des pays chauds que dans l'éléphantiasis nostras, ces deux affections ne constituent qu'une seule el méme maladie. Ainsi se trouverait encore confirmée l'opinion du professeur Le Dantec, soutenant l'identité de ces deux maladies.
Ces recherches et expériences n’ont malheureusement qu’un tort : celui de n'avoir porté que sur un nombre restreint de malades. Nous n'avons pu, en effet, avoir à notre disposition que trois cas d'éléphantiasis nostras, dont un seul observé complètement — et un seul cas d’éléphantiasis exotique, lui aussi étudié très complètement. Aussi ne pouvons-nous affirmer comme certaines les hypothèses et conclusions que nous émet-