TON
Nous comparons cette baisse avec celle enregistrée par le professeur WiKi :
946 4% Phanodorme 7 0/0 Dial VA Véronal 16% Luminal DD
Le phanodorme se place, au point de vue de son action sur la pression, presqu'à côté du dial et sa nocivité sous ce rapport serait approximativement trois fois moindre que celle du luminal. Chez ce dernier, nous retrouvons l’action puissante sur la pression exercée par un corps qui renferme une chaîne latérale à novau aromatique. Le phanodorme, par contre, qui ne possède plus qu’une seule double liaison, n’accuse plus cette action assez fâcheuse sur la circulation que d’une manière très atténuée.
Pour produire l'abolition des réflexes tendineux, il faut une dose moyenne de 11 egr. par kg. de phanodorme. Ce stade correspond au sommeil anesthésique avec résolution musculaire.
A ce moment, la pression ne marque plus que les trois quarts environ de sa valeur primitive.
La dose moyenne approximative qui produit la cessation de la fonction respiratoire est de 18 egr. de phanodorme par kg. quand on injecte le corps à doses fractionnées dans le système vasculaire en un laps de temps oscillant entre une demi-heure et près de trois heures suivant la fréquence des injections et la quantité du phanodorme administré.
Il est assez intéressant de noter que ce chiffre moyen correspond à la dose mortelle par injection sous-cutanée unique.
Voici, pour comparer avec les autres barbituriques, les chiffres empruntés au professeur Wiki :
RCE
Acides Dose produisant l'arrêt de la respiration 546 15 Aer D. Ko Phanodorme 18 D »
Dial GT »
Luminal 34 » »
Véronal 101 » »
Le phanodorme se placerait entre le 546 et le dial, il fait cesser la respiration à une dose environ deux fois moindre que celle du luminal.
Ici, nous notons une grande discordance entre les doses mortelles selon le procédé expérimental.
Une dose unique de luminal-sodium, injectée sous la peau, tue le lapin à raison de 17 à 18 cgr. par kg., ce qui fait 15 à 16 cgr. de luminal acide, tandis que des doses fractionnées injectées dans la circulation n'agissent dans ce sens (arrêt de la respiration), qu'après avoir atteint le double environ de cette quantité.
Pour noter la diminution de la pression à ce stade, nous ne pouvons nous baser que sur nos deux premières expériences, les trois autres avant été exécutées dans des conditions passablement différentes (intervalles entre les injections et quantités de phanodorme injecté).
Dans ces deux premières expériences, nous avons une diminution de pression de 22 et 27%, ce qui fait une moyenne de 25 0/0.
Voici les chiffres empruntés au professeur Wiki :
Acides Diminution de la pression en % Ï: (eo) Dial 18% 546 23% / Phanodorme 250/0 OA ï Véronal 45% Luminal 64%
Le phanodorme agit sensiblement avec la même intensité que le 546 sur la pression, mais il est sous ce rapport à peu près 2 1/2 fois moins nocif que le luminal.
La toxicité du phanodorme vis-à-vis du cœur est relativement faible, puisqu'une dose 4.5 à 5 fois supérieure à celle qui arrête la respiration, n'arrête pas encore le cœur ; tandis que la dose de luminal qui arrête la respiratoin doit à peine être triplée pour arrêter le cœur (professeur Wikt). Son action sur le cœur est comparable à celle du dial, du 546, et même du véronal.
En résumé, pour la circulation sanguine, le phanodorme est donc bien moins dangereux que le luminal, il se place à côté du 546 et du dial.