TEMPÉRATURE
Nous avons observé des chutes de température très marquées, 4 et 5 degrés, accompagnées de collapsus déjà avec des doses moyennes ( 7 et 8 cgr. par kg. chez le cobaye, 9 à 10 cgr. par kg. chez le lapin) ; la voie de choix était la voie hypodermique.
Nos résultats ne coïncident pas avec ceux d’ImMPENS. En effet, cet auteur indique que le phanodorme est celui des barbituriques qui abaisse le moins la température des animaux expérimentés.
Il ne nous dit pas si les faibles variations de température
ont été enregistrées pendant le sommeil anesthésique ou
pendant le sommeil simple.
La conclusion d’ImpENS selon laquelle le Iluminal et le phanodorme seraient les seuls produits de la série de la malonylurée réellement utilisables en thérapeutique, nous
semble, comme nous l’avons déjà dit plus haut, un peu excessive, car bien d’autres barbituriques sont employés journelle-
ment et donnent des résultats très appréciés, lexpérience clinique ayant vérifié ce que l’expérimentation sur l'animal avait fait prévoir.
En résumé, d’après nos recherches, le phanodorme paraît être un bon hypnotique pourvu d’une toxicité relativement
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faible, déprimant le cœur seulement à dose excessive et comparable, sous ce rapport, au véronal, au dial et au 546.
Il est moins nocif que le luminal pour le système circulatoire.
A une dose relativement faible, le phanodorme entraîne un sommeil anesthésique accompagné d’une baisse négligeable de la pression. Son action est dépourvue d’un stade d’hyperexcitation des réflexes et l’on peut envisager la possibilité de remplacer dans le traitement de l’épilepsie le luminal par ce nouveau corps ; la clinique montrera si cette prévision est juste.