‹ Contribution à l'étude physico-chimique de l'arc électrique intensif entre électrodes de charbonChapitre 36 sur 55 · III. — CHARBON ANODIQUE · texte numérisé non relu

III. — CHARBON ANODIQUE

Effet Beck. — Lorsque l’effet Beck se produit, la mèche minéralisée du charbon s’use d’abord plus que l’écorce, puisque le cratère devient profond, puis un équilibre s’établit. Si le régime et les conditions extérieures ne changent pas, la forme et les dimensions du cratère restent alors immuables. Lorsqu'on examine un charbon intensif ayant brûlé, on constate facilement, par exemple au moyen de rayons X, que la mèche a perdu une partie de ses matières minérales sur plusieurs millimètres, les parties voisines du cratère en sont presque exemptes. L’écorce, qui contient généralement 0,3 à 0,5 % de cendres, se purifie elle aussi, et se transforme en graphite sous l’action de la température élevée.

Les matières minérales contenues dans la mèche sont vaporisées sous l’action de la température, elles fusent dans le cratère qu’elles remplissent, et s’échappent de ce dernier sous forme d’une flamme brillante qui s'élève au-dessus de l’arc. Le volume apparent des vapeurs minérales croît avec l'intensité, et il est clair en première analyse que ces vapeurs, aussi bien celles qui sont dans le cratère que celles qui sont devant, participent fortement à la brillance de ce dernier; leur température est très élevée. La température de l’arc a fait l’objet de bien des travaux. En ce qui concerne l’arc intensif, des températures de 6000 à 100009 K sont données par différents auteurs (voir plus loin). Quoi qu’il en soit, des températures de cet ordre causent, indépendamment de toute influence électrique, un rayonnement intense des vapeurs anodiques, ainsi que leur ionisation régie par la loi de SaxaA [48].

Plusieurs auteurs, dont RoLorr [16], Mannxopr [63] et Wrrre [49] ont analysé la décroissance de l’émission lumineuse lorsqu'on coupe le courant. Les premiers enregistraient la lumière totale, les seconds se basaient sur des. intensités de raies; tous ont conclu à une excitation purement thermique.

Sans approfondir le mécanisme de la production intense de lumière, il ressort que l'apparition et l’augmentation de volume des vapeurs jaillissant de l’anode sont accompagnées d’un accroissement de la chute anodique, qui correspond à un dégagement plus élevé d'énergie à l’anode, et à un accroissement de la brillance. Malgré la chaleur absorbée par leur vaporisation, les vapeurs anodiques sont portées à une plus haute

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