‹ Contribution à l'étude physico-chimique de la neutralisationChapitre 24 sur 57 · TE · texte numérisé non relu

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o. Cryoscopie. Conductibilité-à o°, EE 1 A ty D.

16 j 1,67 1,8 32 TNT) 1,88

L'accord n’est pas très bon, mais il semble s'améliorer à mesure que la dilution croît.

Les conductibilités des chlorate, bromate et iodate de potassium montrent que ces sels ont des degrés de dissociation voisins (1). L'application des formules d’Ostwald et de Walden conduit à leur donner les formules les plus simples possible (?). Les mesures tonométriques de Rosenheim et Liebneckt (*) montrent de même l’analogie qui existe entre CIO3H et IO3K.

Quant aux sels acides, il serait tout à fait illusoire de vouloir tirer des conclusions de leurs abaissements moléculaires où de leurs conductibilités, de leur appliquer la règle de Walden ou toute autre, puisque nous avons vu qu'ils ne conservaient pas leur individualité en solution, qu'ils se comportaient comme des ut d'acide et de sel neutre.

Si l’acide iodique répond ainsi, pour les solutions examinées, à la formule la plus simple possible, en est-il de même pour les solutions plus concentrées ?

Les mesures de Groschuff montrent que l’abaissement moléculaire de l’acide diminue assez rapidement à mesure que la concentration augmente. Par exemple, une solution contenant 1768 d'acide iodique au litre a un abaissement moléculaire de 17,0 et une solution contenant 3528

() Osrwazp, De. cit.

(?} Wazpen, Zeit. Phys. Chem., t. IL, 1888, p. 63.

() Rosenuerm et Lresneckr, Lieb, Ann., t. CCCVIII, 1899, p. 40. 2

au litre n’a plus qu’un abaissement de 11,1. Ces abaïssements sont exprimés par rapport à 100$ d’eau; si on les exprime par rapport à 100% de solution ils deviennent plus forts (17,5 et 1i,8), mais restent néanmoins inférieurs à celui des non-électrolytes. Il semble donc qu’il est nécessaire de conclure avec Groschuff que l'acide existe sous forme de molécules condensées, au moins (103 H)?. Cette conclusion n’est nécessaire qu'autant que nous supposons la loi de Raoult applicable à des solutions contenant 1768 et 3525 de matière dissoute au litre; on sait que cette supposition est démentie par les faits. Toutefois, il n’en est pas moins vrai que l’acide iodique se conduit d’une façon toute différente de la grande majorité des électrolytes, pour lesquels l’abaissement moléculaire, en solutions concentrées, augmente rapidement avec la concentration. Il est donc très possible qu'il y àit polymérisation en solutions concentrées, polymérisation qui aurait pour eflet de diminuer les abaïssements cryoscopiques. Faudrait-il voir là la cause déterminant la formation des iodates acides, tels que POSRH et ISO RH? ? Il est bien difficile de le savoir, car il n’y a rien de général : par exemple l'acide sulfurique, qui donne lui aussi de nombreux sels acides, présente pourtant en solutions concentrées, une élévation considérable de Me moléculaire avec la concentration (1)

En résumé, l'acide iodique correspond à Ja formule I0*H et non à la formule double souvent proposée, ses sels acides n’apparaissent pas en solution, ses sels neutres dérivent bien de IO*H. Il est vraisemblable que l'acide est polymérisé en solutions concentrées.

. (4) Jones et German, Zeit. Phys. Chem., t. XLIX, 1904, p. 446.

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