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RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Nous avons étudié comment varie le point de congélation pendant la neutralisation d’une solution acide par une solution de base de même titre moléculaire et représenté graphiquement le phénomène en portant les abaissements en ordonnées et la composition des mélanges en abscisses.

Dans le cas des acides monobasiques (chlorhydrique, chlorique, perchlorique, acétique, phénol) neutralisés par

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une base forte, potasse ou soude, les diagrammes obtenus sont formés de deux branches de courbes à peu près rectilignes dont l'intersection correspond au sel neutre. La eryoscopie est un indicateur de la fin de la neutralisation.

Dans le cas des acides polybasiques (sulfurique, oxalique, carbonique, résorcine, arsénique, citrique), neutralisés par la potasse ou par la soude, elle indique encore la neutralisation complète par un minimum de l’abaissement de congélation. La position du minimum met en évidence la basicité de l’acide; les acides phosphorique, phosphoreux, hypophosphoreux, apparaissent ainsi respectivement comme tribasique, bibasique, monobasique.

La cryoscopie permet de déceler non seulement des acidités plus faibles que celles indiquées par le méthyl- orange, mais elle permet encore, ce qui est plus intéressant, de mettre en évidence des acidités qui, par leur faiblesse, échappent à la phtaléme. Ce n’est pas toutefois un indicateur absolu; certaines acidités particulièrement faibles, comme la seconde de l’hydrogène sulfuré et la troisième fonction phénolique du pyrogallol, lui échappent.

En remplaçant la potasse ou la soude par l’'ammoniaque on obtient généralement des résultats analogues, toutefois certaines acidités, indiquées dans le cas d’une base forte (troisième de l’acide phosphorique, troisième de l’acide arsénique) ne le sont plus dans le cas de l’ammoniaque.

En dehors des sels neutres, qui sont indiqués avec une orande netteté, les diagrammes cryoscopiques montrent que les sels acides sont caractérisés par des brisures beaucoup moins nettes, brisures qui sont dubitatives dans certains cas et qui peuvent même disparaître complètement. Quant aux sel acides anormaux, généralement considérés comme des composés d’addition, ils n'apparaissent jamais.

On sait que la conductibilité électrique a été systématiquement appliquée à Pétude de la neutralisation. Les deux méthodes : conductibilité et cryoscopie, ne donnent

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pas les mêmes résultats, elles se complètent. La méthode cryoscopique est supérieure à la méthode des conductibilités pour la détermination de la basicité.

Dans la seconde Partie de notre travail, nous nous sommes attaché à l’étude de quelques acides minéraux dont la formule et la basicité ne sont pas clairement établies. Si la cryoscopie ne permet pas de déterminer à coup sûr la formule d’un acide, c’est-à-dire d’un électrolyte, elle peut, en effet, faire rejeter certaines formules, restreindre en quelque sorte l’indétermination et ainsi faire parvenir souvent au résultat d’une manière rapide.

Voici résumées les’ conclusions auxquelles nous avons été conduit par la méthode cryoscopique et par l’examen d'arguments de toute nature.

L’acide iodique correspond à la formule I0°H et non à la formule double qui a été souvent proposée.

Malgré l’absence de sels acides, l'acide dithionique est bibasique et sa formule est S206 H°, double de la plus simple possible,

L’acide hÿpophosphorique répond à la formule P206 H: et non à la formule PO*H2, la cryoscopie de l’acide ne laisse pas de doute à ce sujet. Des objections avaient été faites à notre façon de voir; nous croyons les avoir réfutées.

L’acide pyrophosphorique P207I: est, comme l'acide hypophosphorique, tétrabasique mixte; ces deux acides ‘€ comportent de façon analogue au point de vue physicochimique.

Les solutions obtenues à partir de P? OF ordinaire, de P? 0% cristallisé, de lacide métaphosphorique vitreux, du métaphosphate de plomb, renferment toujours un peu d’acide pyro à côté de l'acide métaphosphorique, Celui-ci

est, dans ces solutions, polymérisé au moins trois fois, probablement plus, sans qu’il soit possible de préciser.

L’acide sélénieux se comporte comme bibasique mixte ;

Pr

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