‹ Contribution à l'étude physio-clinique du phénomène de la roue dentéeChapitre 9 sur 24 · DISCUSSION · texte numérisé non relu

DISCUSSION

H. Moyer. It is a nervous sign but it is not constant. The cases of paralysis agitans which begin with a marked tremor and very little rigidity don’t have this sign. It is very rarely absent in the cases in which there is no much tremor. Therefore it is of a greater value. It cannot be imitated voluntarily. I cannot myself show you on my own arm how it feels. You recognized it the instant you try, and lots of old cases will have it. Any old cases of paralysis agitans will do. There is that sudden little jerk of resistance of the movement. The old contention was that paralysis agi- {ans was a nervous or a muscular desease. I am one of those who consider it a desease of the brain : just exactly what portion I don’t know, but some part hetween the frontal and occipital lobes,

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Un nouveau signe de la paralysie agitante ‘6 [a résistance en roue dentée

des extrémités ?’

J’ai observé depuis un certain nombre d'années un symptôme de paralysie agitante qui n’est pas mentionné dans la littérature. En l’absence d’un meïlleur terme, j’ai proposé de l'appeler « la résistance en roue dentée des extrémités ». Ce terme de roue dentée est proposé pour imager une résistance saccadée, intermittente des extrémités. Il est mis en évidence par l’observateur qui, maintenant le poignet avec une main soutient le bras au dessus du coude avec l’autre, et fait faire au bras des mouvements rapides de flexion et d'extension. Au lieu d’un mouvement régu- Her, souple sans résistance, l’observateur note, un, deux et peut-être trois ressauts qui donnent une sensation de saccades. Ces saccades ne suffisent pas pour arrêter le mouvement de l’extrémité, ce qui peut se voir. Après un certain nombre de mouvements passifs du coude, la roue dentée disparaît pour réapparaître après un certain temps de repos.

Le phénomène se voit plus facilement et plus souvent aux membres supérieurs. Cependant il est parfois mis en évidence aux membres inférieurs. Quand on le recherche au membre inférieur on emploie la même méthode que pour le bras : le sujet étant assis sur le bord d’une table, on imprime au genou des mouvements rapides de flexion et d'extension,

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Il est évident que ce phénomène est observé au début de la rigidité de la maladie de Parkinson et c’est ce qui lui donne sa valeur au point de vue du diagnostic.

Le terme de « paralysie agitante » est mal choisi. Aucun sujet ne présente de paralysies typiques et beaucoup n’ont pas de tremblement, Un symptôme essentiel de cette maladie est la rigidité, elle est fréquemment le premier symptôme précédant le tremblement bien que dans quelques cas il y ait tremblement sans rigidité ou du moins sans rigidité cliniquement appréciable.

Depuis que j’ai observé ce phénomène, je ne l'ai pas trouvé dans d’autres maladies, aussi peut-on le considérer comme caractéristique de la maladie de Parkinson. Sa valeur diagnostique est appréciable surtout dans les cas difficiles. Les cas ordinairement typiques de paralysie agitante avec démarche classique et aspect figé se reconnaissent d’un coup d’œil, mais il y a des cas frustes, de diagnostic difficile, caractérisés par de la rigidité sans tremblement avec souvent localisation à un membre. C’est dans ces sortes de cas que j’ai appris à apprécier la valeur de ce signe. Dans des cas où les premiers troubles de la maladie se sont limités à de la gêne et de la maladresse d’une main, on avait pu mettre ce signe en évidence et plusieurs années après, sont apparus des symptômes nets de paralysie agitante.

Comme il a été établi plus haut, ce signe peut être absent dans des cas où il y a un tremblement caractéristique, mais je ne l’ai jamais noté dans d’autres cas.

C’est pourquoi on peut établir que c’est un signe tout à fait pathognomonique de la maladie de Parkinson, mais son absence ne permet pas de rejeter le diagnostic de Parkinson.

Puis H. Moyer répond à la discussion de ses confrères

C'est un signe nerveux, mais il n’est pas constant. Les cas de maladies de Parkinson qui commencent par un tremblement marqué et une légère rigidité n’ont pas ce signe. Mais il fait rarement défaut dans les cas à petit tremblement.

C’est pourquoi il présente une grande valeur. Il ne peut pas être imité volontairement. Je ne puis vous faire apprécier sur moi-même ses caractères.

La vieille notion faisait de la paralysie agitante une maladie nerveuse ou musculaire. Je suis de ceux qui la considèrent comme une maladie du cerveau : de quelle portion exactement, je n’en sais rien, mais quelque part, entre les lobes frontaux et occipitaux.

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