‹ Contribution à l'étude radiologique des diarrhéesChapitre 11 sur 16 · RAPPORTS ENTRE LA CLINIQUE ET LES EXAMENS BACTÉRIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

RAPPORTS ENTRE LA CLINIQUE ET LES EXAMENS BACTÉRIOLOGIQUES

Nous avons maintenant à rechercher et à étudier si l'examen radiologique permet d'acquérir des notions nouvelles en ce qui concerne ce chapitre si complexe de la pathologie des diarrhées ou de savoir si les notons admises actuellement sur les diarrhées et les fausses diarrhées se confirment. Les faits ont répondu de façon différente aux questions qui se posaient.

1° Malades ayant des lésions organiques permanentes de l'intestin.

Dans ce premier chapitre, la clinique et les examens radiologiques ont été d'accord. Le transit intestinal a été en général troublé et accéléré à parüur des lésions. Or, les diarrhées vraies, doivent avoir leur siège dans une région suflisamment élevée de l'intestin ou du moins du gros intestin, pour être caractérisées, suivant les définitions admises par une

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traversée trop rapide de l'intestin et une quantité trop grande d’eau dans les matières. Ce liquide riche en albumine se putrifie, d’où lodeur fécaloïde sui generis de la diarrhée. ce

Suivant les recherches entreprises par Benczur, Kronecker, l’exagération du péristaltisme intestinal serait dû à des excitations internes et à l’action du système nerveux central. Il en serait de même en ce qui concerne la production de la sécrétion. :

Ces faits ont déterminé MM. Mathieu et J. C.

Roux à classer la pathogénie des diarrhées en : Diarrhées par irritation de la muqueuse intestinale et en diarrhées d’origine nerveuse ; subdivisibles en plusieurs catégories, et dans les détails desquelles je n'ai pas à entrer ICI. EE

Mais ce qu'il faut remarquer c’est que dans les cas où lPélimimation s'est faite dans les délais normaux, c'est que la lésion ne remontait pas suffisamment haut. Seul le siège et l'étendue de la lésion distinguent les fausses diarrhées dysentériformes des dysenteries et autres lésions ulcéreuses, étendues ou haut situées. Et entre ces deux catégories de malades il est difficile de voir autre chose qu'une différence de degré; il ny a pas différence de nature et deux chapitres parfaitement distincts l'un de l’autre de la pathologie intestinale.

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2° Malades n'ayant pas de grosses lésions reconnues.

Beaucoup plus contradictoires ont été les cas, où la diarrhée n'étant pas conditionnée par de grosses lésions du tube digestif, était d’une étiologie souvent incertaine.

Les diarrhées aiguës, épisodiques s’accompagnaient d'un transit du gros intestin, de rapidité exagérée.

Il en est de même des diarrhées des bacillaires ; peut-être dans ces cas, y avait-il déjà des lésions de l'intestin non vérifiables, ni reconnues.

Le sprue, s'accompagne d’un transit de Fintestin grêle, trop rapide ; ce qui nous l’avons vu n’a rien de paradoxal.

Mais d’autres cas comprenant des diarrhées chroniques ont été beaucoup plus complexes, puisque sur 5 de ces malades ; 2 avaient un transit normal avec images normales, > un transit normal avec images anormales de niveaux liquides et 1, un transit de ra- - pidité exagérée. Malheureusement dans l'état actuel de la pathologie intestinale, ces faits ne peuvent qu'être enregistrés, sans qu'il soit possible de dire s’il s’agit de lésions différentes et spécifiques, conditionnant ces symptômes différents ou s'il s’agit de phénomènes passagers et si des examens répétés n'auraient pas permis, suivant les Jours, de constater tantôt l’un, tantôt l’autre de ces résultats, chez ces différents malades.

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On désigne sous le nom de fausses diarrhées, les cas où la sécrétion ‘exagérée de liquide serait un phénomène secondaire. Les matières sont d’abord concrétées puis délayées secondarement par un liquide provenant des parties terminales du gros intestin. En un mot, les selles, macroscopiquement ont l’aspect de diarrhée, et au point de vue coprologique, ce sont des selles de constipation. Comme conséquence, le transit est ralenti et l'évacuation retardée.

Quels que soient les types cliniques, que peuvent prendre les fausses diarrhées ; dans tous les cas, on doit trouver dans certaines selles des scybales délavées et l'apparition du symptôme diarrhée, qui attire spécialement lattention du malade est précédée d’une périrde de constipation, nécessaire à la production de ces phénomènes. ;

Or, d’après les cas que nous avons observés, il ne nous semble pas que cette distinction bien tranchée entre vraies et fausses diarrhées, permette de classer facilement tous les cas et la réalité nous à paru plus complexe. S'il est facile de trouver des cas de diarrhées aiguës ou chroniques où la clinique, les examens coprologiques et radiologiques sont d'accord ; des cas de fausses diarrhées, débacles succédant à une constipation, il est des cas où les malades Sont venus consulter pour une diarrhée très fréquente, durant depuis des mois ou des années, caractérisée par des selles liquides ou pâteuses, plus où moins nombreuses, à heures d'apparition variables suivant

les cas ; mais jamais accompagnées ou précédées de

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