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AVANTAGES DE LA MÉTHODE

Faire bénéficier le duodénum de tous les avantages del'examen radioscopique au même titre que l'estomac, résume tout l'intérêt de la méthode « au ralenti ».

Celle-ci, en effet, permet de réaliser les deux conditions essentielles, sans lesquelles la radioscopie duodénale reste impossible :

1° La distension du duodénum d’une part ;

2° La fixité.et l'immobilisation de l’imagé duodénale, d'autre part.

La distension du duodénum est là un fait capital, et « sans la distension, il n'y a pas de garantie » (M. Delort). Dans son intéressant petit manuel de Radioscopie Gastro- Duodénale, Félix Ramond, parlant du duodénum, écrivait il y a deux ans : « Les anomalies de contours affectent « soit le bulbe, soit les deuxième, troisième et qua- .« trième portions. Ces dernières sont en réalité peu con- « nues ; régulièrement, en effet, ces parties ne sont pas « en état de replétion suffisante pour que la bouillie « opaque en dessine un contour nel, ou s'il y a replétion,

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« celle-ci est trop intermittente pour être fixée par l'œil « el même par la plaque radiographique ».

Or, cette replétion suffisante et continue se trouve parfaitement réalisée par la méthode du « ralenti ». C'est là, en effet, un des avantages les plus importants de ce procédé d'exploration.

La distension artificielle du duodénum réalise un véritable moulage de la cavité duodénale, sans lequel tout examen radioscopique demeure illusoire ou du moins très incomplet. En radiologie digestive — ce n’est là un secret pour personne — l'essentiel de l’examen se borne à un examen de silhouette, à un examen de bords. Il est facile de comprendre que le moulage exact de la cavité à examiner est indispensable pour assurer des garanties suffisantes à un tel examen.

La fixité et l’immobilisation de l’image duodénale réalisent la deuxième condition non moins importante que la première. Elles vont, en effet, permettre au radiologiste, un examen aussi complet et aussi prolongé que possible de la silhouette duodénale, et cela en toute tranquillité. Elles vont grandement faciliter la recherche et la localisation des points douloureux, la mise en évidence des adhérences du duodénum avec les organes voisins, et en particulier avec la vésicule rendue visible par la méthode de Graham ; mais elles permettront surtout de faire avec profit, l'examen en position oblique qui doit être systématiquement pratiqué au cours de toute radioscopie. En position frontale, l'image projetée sur l'écran ne dessine que le profil de l’organe. Toute lésion située sur une des faces passerait inaperçue, si en faisant varier l'incidence, on

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