‹ Contribution à l'Étude Radiologique du DuodenumChapitre 13 sur 28 · DES · texte numérisé non relu

DES

n'arrivait à amener l’irrégularité de l’organe à se profiler sur l’image projetée. Rien n’est plus facile dans ces conditions que de faire déplacer le sujet, muni de sa ceinture et de sa pelote qui restent absolument fixées dans

tous ces mouvements, et d'explorer ainsi {oute la sur-

face du duodénum.

Moulage de la cavité duodénale, fixité et immobilisation de l’image obtenue, sont là des conditions importantes qui permettent de réaliser un examen radiologique du duodénum avec le maximum de sécurité. De ce fait, les examens négatifs semblent prendre une réelle valeur, bien que pas absolue, cela va sans dire. Nous avons eu l'occasion d’en observer plusieurs cas, dont un en partir culier, que nous rapportons ici, car des conditions tout à fait exceptionnelles nous ont permis de vérifier notre diagnostic négatif au cours de l'intervention. (Observation VI).

Il est, en outre, un point sur lequel nous voulons également insister et qui constitue un autre avantage réel de la méthode du « ralenti » : c’est la possibilité de faire des « radioscopies en série ». Après avoir obtenu une image nette du « duodénum au ralenti », il est en effet, facile de décomprimer l'appareil pneumatique et d’évacuer le duodénum sans pour cela chänger la place et les rapports de la pelote. En quelques secondes, par une nouvelle insufflation, on obtient aisément une nouvelle silhouette duodénale que l’on peut comparer avec la première. Cette manœuvre pourra étre ainsi renouvelée aussi souvent qu'il sera nécessaire pour affirmer la présence et [a persistance d’une anomalie.

po etes

Enfin, il n'est pas négligeable de pouvoir constater qu'il s'agit là d’un procédé d'exploration bien accepté par les malades, dont l’instrumentation est des plus simples et dont la technique est d’une facilité telle qu'elle peut passer dans la pralique courante.

En terminant cet énoncé rapide des divers avantages que présente la méthode du « duodénum au ralenti », nous tenons à faire remarquer que nous ne voulons pas ici, nier l'importance justement reconnue des radiographies en série, mais il faut bien avouer que même si l’on arrivait à pouvoir pratiquer de façon courante la cinématoradiographie du duodénum, il manquerait toujours les renseignements fournis sous l'écran par la palpation, par les variations de position et d'orientation du sujet.

La radiographie reste, malgré tout, une nécessité pour compléter la documentation, car il y a des détails trop petits pour que l'œil puisse les saisir sous l’écran. L’examen radioscopique d’un duodénum au ralenti sera donc toujours utilement complété par une prise de clichés qui devient, du fait de l’'immobilisation de l'image duodénale par la compression, une manœuvre aussi simple et aussi sûre que la radiographie d'une silhouette gastrique.

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