‹ Contribution A L'etude Spectrographique De La Structure Électronique Des MétauxChapitre 20 sur 22 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

J'ai essayé d'étudier quantitativement dans le présent travail, les bandes larges émises par certains métaux dans le domaine des rayons X mous.

La théorie électronique des métaux permet de prévoir certaines particularités de la répartition de l'intensité dans ces bandes, elle donne avec une bonne approximation la largeur, la répartition de l'intensité près du bord de grande longueur d'onde et la position de certaines variations dans l'allure de la courbe d'intensité qui sont dues aux zones de L. Brillouin.

L'importance fondamentale de ces zones, dans l'étude des électrons extérieurs des métaux, et en particulier de la conductibilité, ressort bien de la comparaison des résultats obtenus avec le magnésium et l'aluminium d’une part, et le silicium d'autre part. Pour les deux premiers éléments, les états occupés par des électrons sont représentés dans l’espace Æ par des points compris à l'intérieur d’une sphère, la limite de la zone la plus voisine étant assez loin de la surface de cette sphère. Ces corps sont bons conducteurs. Pour le silicium au contraire, l'expérience montre que les points représentant les états occupés sont situés à l’intérieur d’un polyèdre, ils remplissent exactement une zone; le silicium est mauvais conducteur.

Dans le cas des alliages de magnésium et d'aluminium. l'étude des bandes apporte une démonstration expérimentale de la validité de l'hypothèse servant de base aux travaux sur les alliages développés en particulier par Hume-Rothery : les

différents atomes formant un alliage mettent en commun leurs électrons de valence.

La théorie électronique des métaux est donc bien vérifiée dans nos expériences, mais pour avoir des vérifications plus précises, il serait nécessaire : 1° de faire une comparaison très exacte des spectres d'émission et d'absorption;

2° de calculer pour chaque métal particulier les fonctions d’ondes et les énergies correspondantes, ce calcul seul permettant une comparaison complète de la théorie et de l’expérience.

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