‹ Contribution à l'étude structurale des Labiées endémiques des Îles CanariesChapitre 18 sur 41 · OLIS LOC OS OÙ · texte numérisé non relu

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F1G. 20. — Leucophaë Penzigii. — Coupe transversale de angulaire : s, liège ; coll, collenchyme. Gr. : 120. présence de quelques poils

La coupe du pétiole révèle la amifiés et sclérifiés. Poils sécréteurs tée par un pédicelle formé de deux

tecteurs pluricellulaires r membrane cellulosique,

à tête pluricellulaire por éléments, l’inférieur allongé et à cutinisées (fig. 21).

l’autre isodiamétrique, à parois

2e), vas

Epiderme à parois épaisses, à éléments, pour la plupart, isodiamétriques. Stomates surélevés. Une assise sous-épidermique collenchymateuse continue est renforcée d’un amas de même nature dans la région médiane de la face supérieure, au sommet de chaque corne et au niveau de l’épiderme inférieur,

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FIG. 21. — Leucophaë Penzigü. — Coupe transversale du pétiole. Les divers amas colleuchymateux sont réunis par une assise sous-épidermique de même nature. Gr: 155

Sur chaque face latérale, se trouve une bande de tissu chlorophyllien à petites cellules non palissadiques.

Le faisceau libéro-ligneux central est coiffé, en dessous, d’un arc Collenchymateux ; tout le parenchyme situé au-dessus a ses membranes fortement sclérifiées et pourvues de nombreuses

Po

ponctuations. Il existe également, à la base de chaque corne, un faisceau libéro-ligneux à liber garni de collenchy me.

Le reste du tissu se compose d'éléments ovoïdes plus ou moins allongés, laissant entre eux de petits méats.

Leucophaë Lotsii Pitard.

Origine. — Rochers du Carbonero.

Habitat, — Lieux arides de la zone maritime supérieure, d'où il s'élève sur les Cumbres.

Tige. — Structure absolument semblable à celle de l'espèce précédente.

Feuille. — Des poils tecteurs rigides, ramifiés, à pärois sclérifiées, se trouvent sur les deux faces du limbe et constituent, à la face inférieure, un tomentum d’une densité considérable,

Les cellules épidermiques sont aplaties. Le mésophylle, entièrement chlorophyllien, se compose de cellules palissadiques dans toute son épaisseur ; les plus inférieures, un peu moins denses, laissent entre elles de légers méats. Cette struciure se rapproche fortement du type isolatéral.

Les nervures sont très saillantes ; le faisceau médian, très large, présente un arc libérien coiffé d’un croissant de collenchyme et de nombreuses files de vaisseaux du bois contiguës ou séparées par du parenchyme cellulosique. |

Le pétiole est couvert, de tous côtés, d’un épais feutrage de grands poils ramifiés, pluricellulaires, à parois épaisses et sclérifiées (fig. 22).

Les poils sécréteurs sont de deux sortes : les uns ont une tête pluricellulaire portée sur un court pédicelle 2-cellulaire, les autres sont à tête unicellulaire et à pédicelle beaucoup plus allongé.

L’épiderme, pourvu d’une cuticule, est formé de hautes cellules, à parois épaisses. Il est renforcé, en dessus, de trois colonnes de collenchyme, une au niveau du sillon médian, les

deux autres au sommet de chaque corne. Les stomates sont surélevés,

Le tissu chlorophyllien est localisé, d’une part, à la face supérieure, entre le sillon médian et chacune des cornes, d’autre part, sur les faces latérales ; il est constitué d’éléments assimilateurs non palissadiques. Le collenchyme réapparaît à la face inférieure où il se compose de 3-4 assises sous-épidermiques.

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Fi. 22. — Leucophaë Lolsii.#— Coupe transversale du pétiole avec poils tecteurs très abondants. Gr. : 50.

Contrairement à l’espèce précédente, le pétiole présente, au centre, deux faisceaux libéro-ligneux juxtaposés, d’égales dimensions, chacun d’eux coiffé inférieurement d’un arc de collenchyme. Il existe, à la base de chaque corne, un petit faisceau à Liber garni également d’un arc collenchymateux.

Teucrium heterophyllum L’Hér.

(= Tencrium canariense Lam. Poliodendron heterophyllum Webb et Berth.).

Origine. — Rochers de Sabinal (Ténérife).

Habitat. — Lieux rocailleux et ensoleillés de la zone maritime inférieure des Canaries et de Madère.

Tige. — Nombreux poils tecteurs pluricellulaires, ramifiés, rigides, à parois épaisses et fortement sclérifiées par places,

pourvus d’une cuticule. Ils sont de deux catégories : les uns, plus petits, sont formés d’une cellule basale allongée portant à son extrémité 2-3 bras ; les autres, plus longs, se composent d’un certain nombre d’éléments superposés à bras axillaires et terminaux le plus souvent simples, parfois ramifiés,

F16. 23. — T'eucrium heterophyllum. — Coupe transversale d’une jeune tige dans laquelle on observe l'absence de tout élément collenchymateux. Gr. : 135.

Le parenchyme cortical, d’un large diamètre, dénué complètement de tout collenchyme, est constitué d'éléments parenchymateux polyédriques. Il n'existe pas d’endoderme . difré-

ET

rencié (fig. 23). Cette zone corticale est limitée intérieurement par des fibres scléreuses péricycliques à parois très ép

aisses, à lumen fort réduit et disposées en

SrOS Cordons très l'approchés, F1G. 24. — Teucrium heterophyllum — Coupe transversale d’une lige âgée. Le

liège s avec phelloderme ph, s'est formé en dedans du péricycle hétérogène pr ; l, Liber. Gr. : 180.

Les quatre faisceaux libéro-ligneux se réunissent rapidement en un puissant cylindre où prédomine un tissu fibreux à parois

vie

épaisses, dont la symétrie radiale tend à s'effacer par places. Les rayons médullaires sont le plus souvent 1-sériés. Moelle complètement sclérifiée, à grands éléments ponctués.

Des coupes âgées permettent d'observer un péricycle très hétérogène: en dedans des cordons fibreux, se trouve une zone de tissu parenchymateux à membranes minces et partiellement sclérifiées, à laquelle fait suite une zone interne de cellules scléreuses, à parois épaisses et canaliculées, formant un cercle presque continu (fig. 24). ;

En dedans de la région la plus interne de ce péricycle, apparait une assise subéro-phellodermique à développements centripète et centrifuge sensiblement égaux.

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