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F1G. 57.— Leucophaë macrostachya. — Conpe transversale de la région angulaire d’une jeune tige. Gr. : 40.
Feuille. — Les poils tecteurs, nombreux sur les deux faces du limbe, ont leur paroi fortement imprégnée de lignine ; à la face supérieure, ils sont courts, rigides, unicellulaires, et ont la forme d’un cône renflé à la base ; à la face inférieure, ils sont ramifiés et pluricellulaires. |
Le limbe foliaire est fortement ridé en dessus par de profonds sillons correspondant aux nervures ; ces dernières, extrêmement proéminentes en dessous, séparent ainsi d’assez creuses dépressions remplies d’un abondant tomentum. Sur chaque
‘bord, le limbe, fortement replié vers le bas, délimite également, avec la nervure la plus voisine, une semblable dépres- Sion.
Les cellules de lépiderme supérieur sont bombées et sails lantes,
F1G. 58. — Leucoprië maros!achyzr. — Goupe transversale d’une tige âgée (figure schématique). Le liège s a pris naissance sous l’épiderme. Gr. : 30.
La majeure partie du mésophylle se compose d’un parenchyme palissadique de deux assises, lequel n’est séparé de l’épiderme inférieur que par une rangée d’éléments aplatis.
Les faisceaux vasculaires sont assez peu développés ; les plus petits sont entourés d’une gaine de cellules ovoïdes de grandes dimensions ; le médian et les principaux faisceaux latéraux sont coiffés, en dessous, d’un petitarc de collenchyme, en même temps qu’un amas collenchymateux sous-épidermique se trouve au-dessus de chacun d'eux.
De longs poils tecteurs pluricellulaires ramifiés, à membrane sclérifiée, forment de tous les côtés du pétiole un tomentum extrémement dense.
Les cellules épidermiques, pourvues d’une mince cuticule, sont souvent prolongées en saillie à Pextérieur.
La nervure centrale est constituée de deux faisceaux, de dimensions égales, séparés par un parenchyme de 7-8 rangées d'éléments. Le liber de chacun d’eux est coiffé d’un arc de col- Jenchyme commun non interrompu dans leur intervalle. Le bois se compose de nombreuses files vasculaires contiguës ou séparées par une mince rangée d'éléments cellulosiques très étroits.
Sur les flancs, se trouve uñe très mince zone de parenchyme chlorophyllien ; à la face supérieure plane et à la face inférieure convexe, l’épiderme est renforcé d’un tissu collenchymateux.
Au niveau de chaque angle, il existe un faisceau libéro-ligneux à liber coiffé de collenchyme.
Le reste du parenchyme est formé de grandes cellules incolores, polyédriques et limitant de petits méats.
Leucophae candicans Webb et Berth.
(= Srderitis candicans Ait.).
Origine. — Cumbre de l'Orotava.
Habitat. — Rochers ensoleillés de la région sylvestre de Ténérife et Gran-Canaria.
Tige. — Nombreux poils pluricellulaires ramifiés, à membrane assez fortement imprégnée de lignine.
Sur les faces, le parenchyme cortical comprend deux zones distinctes : une externe, de deux assises sous-épidermiques légèrement Collenchymateuses, reliant les Œuatre colonnes de collenchyme angulaire saillantes ; une interne, parenchymatéuse, formée de cellules incolores. Il existe un endoderme distinct, subérifié par places, à parois radiales plissées, renforcé, en dedans, de quelques fibres péricycliques.
Le bois et le liber secondaires se développent en un anneau continu. :
Une assise péridérmique, d’origine SOus-épidermique, donne du liège à l’éxclusion de tout phéllodérme.
FE 407 — à
Sideritis Gomerae de Noé.
Origine. — Gomera, Cumbre del Carbonero.,
L] Habitat. -- Rochers arides et ensoleillés de la crête de la Cumbre.
Tige. — Longs poils tecteurs pluricellulaires non ramifiés à
membrane imprégnée de lignine.
Parenchyme cortical constitué de petits éléments non palis-
sadiques ; au niveau des angles, le tissu est légèrement collenchymateux. |
FiG. 59. — Sideritis Gomeræ. — Coupe transversale d’une lige âgée (figure schéma ique). Le liège s, avec phelloderme ph, à pris naissance dans la région profonde du parenchyme cortical ; end, en 1oderme ; pr, péricyele. Gr. : 30,
En dedans d’un endoderme distinct, à parois nettement subérifiées, se trouve une zone de collenchyme péricyclique for-
mant un anneau continu (fig. 59).
Le bois et le liber se réunissent de bonne heure en un puissant cylindre ; on remarque, dans le bois secondaire, de nombreuses plages de fibres à parois très épaisses.
La. moelle se compose d’un parenchyme cellulosique Le riche en raphides.
Une assise subéro-phellodermique ayant ses initiales dans la zone profonde du parenchyme cortical, donne, en dehors, un épais manteau de liège, et, en dedans, un mince phelloderme.