ER NS SEE
NN SR ESS LS Æ eue Se ci
F16. 65. — Micromeria lasiophylla. — Coupe transversale d’une tige âgée schématique). Le liège s a pris naissance sous l'end bois avec zones d’alternance. Gr. : 20
(figure oderme end ; l, liber a)
Le diamètre de la moelle se réduit considérablement, En dedans de l’endoderme Subérifié, se produit un liège d’
une épaisseur considérable sans aucune trace de phelloderme,
me 417
Micromeria tragothymus Webb et Berth.,
Origine. — Pic de Teyde.
Habitat. — Rochers de la région subalpine de Ténérife.
Tige (1). — En dedans d’un endoderme à grandes cellules subérifiées, apparaît une assise péridermique œ origine péricyclique, agile produit un liège abondant, à l’exclusion de tout phelloderme.
Le bois et le liber secondaires sont réunis en un anneau continu ; le bois secondaire, très développé, est constitué exclusinu d'un tissu fibreux à parois très épaisses dans lequel sont distribués de rares vaisseaux de faible calibre,
La moelle, d'un diamètre réduit, se compose d'éléments sclérifiés à membranes minces et ponctuées.
Nepeta Teydea Webb et Berth.
Origine, — Pic de Teyde.
Habitat. — Endroits pierreux de la région subalpine,.
Tige. — Poils tecteurs non ramifiés, 2-3-cellulaires, à paroi munie d’une mince cuticule,
Poils sécréteurs de deux catégories : les uns à tête unicellulaire portée sur un assez long pied bicellulaire, les autres à tête pluricellulaire et à pied très court formé de plusieurs éléments aplatis superposés (fig. 66).
Cellules épidermiques à membranes minces.
Colonnes de collenchyme saillantes ; parenchyme cortical d’un faible diamètre, à petits éléments chlorophylliens non palissadiques. Pas d’endoderme différencié ; arcs fibreux péricycliques peu épais, mais rapprochés.
Les quatre faisceaux libéro-ligneux angulaires restent séparés par un sclérenchyme coupé par des faisceaux de formation purement secondaire.
Zone circummédullaire sclérifiée ; moelle centrale résorbée.
han
(1) Pour cette espèce, nous n'avons pas disposé de jeunes exemplaires,
Feuille. — Sur les deux faces du limbe, il existe d’assez nonibreux poils tecteurs pluricellulaires non ramifiés.
La face supérieure est marquée de sillons assez creux,correspondant aux nervures extrêmement proéminentes en dessous.
Les cellules de l’épiderme supérieur ont leur paroi externe très épaisse.
F1G. 66. — Nepelu Teydea. — Coüpe iransversale de la région angulaire de la tige. Gr. ; 80.
Les éléments constitutifs du mésophylle, tous chlorophylliens, sont disposés en quatre rangées ; les trois assises supérieures affectent la forme palissadique, tandis que la plus inférieure ne présente que des cellules isodiamétriques. |
Les files vasculaires du bois du faisceau central sont inégales et séparées par un parenchyme ligneux.
Leucophae stricta Webb.
Origine. - Pic de Teyde.
Habitat. — Rochers de la zone subalpine.
Tige. — Poils tecteurs ramifiés, à membrane fortement imprégnée de lignine, constituée d’un axe central pluricellulaire
d’où partent de nombreux bras rigides allongés et unicellulaires ; ils forment un tomentum très dense.
PNY (0) = Fic. 67. — Leucophaë stricta. — Coupe transversale d’une région angulaire de la tige. Gr. : 180,
- Poils sécréteurs à tête unicellulaire portée sur un pied de deux éléments superposés,
Cellules épidermiques assez aplaties. Quatre colonnes de collenchyme légèrement saillantes reliées par une assise sousépidermique de même nature. Le parenchyme cortical se compose d’une mince zone chlorophyllienne non palissadique à laquelle fait suite une région à grandes cellules incolores.
Endoderme distinct à parois radiales subérifiées ; à un âge plus avancé, quelques-uns des éléments de cet endoderme sclérifient leurs parois(1) en même temps que certaines cellules de la zone corticale interne s’imprègnent également de lignine (fig. 67).
F1a. 68. — Leucophaë stricla.— Poil tecteur sclérifié. Gr. : 135.
Les arcs fibreux péricycliques, qui s’observent dans le Jeune âge, deviennent ensuite plus faibles et plus espacés, disparaissent même à la base des tiges âgées,
Les quatre faisceaux libéro-ligneux angulaires sont reliés par un puissant sclérenchyme interfasciculaire, coupé lui-même de faisceaux secondaires.
Moelle complètement sclérifiée, à nombreuses ponctuations,
. (4) Avec le rouge Sudan III, nous avons distingué ici la sclérification de la subérification,
— 121 Es sd
Feuille. — De grands poils tecteurs pluricellulaires à nombreux bras rigides et à membrane fortement sclérifiée (fig.68), se trouvent sur les deux faces du limbe et forment, en dessous, un tomentum d’une densité considérable.
Poils sécréteurs à tête unicellulaire portée sur un pédicelle bicellulaire.
Stomates surélevés, n’existant qu’à la face inférieure.
Le mésophylle tout entier chlorophyllien se compose à la face supérieure de 2-3 rangées d'éléments palissadiques, auxquelles font suite des cellules isodiamétriques limitant de faibles lacunes.
Les nervures sont très proéminentes en dessous. Le liber du faisceau central est coiffé d’un grand croissant de collenchyme:; le bois est constitué de nombreuses et longues files vasculaires contiguës ou séparées par un mince parenchyme,
FiG. 69. — Leucophaë stricta. — Coupe transversale du péliole (figure schématique) ; pe, parenchyme chlorophyllien ; pt, parenchyme incolore. Gr. : 30.
De grands poils pluriceilulaires fortement sclérifiés constituent de tous les côtés du pétiole un épais feutrage.
Cellules épidermiques à paroi externe épaisse et bombée. Stomates surélevés. Trois amas de collenchyme sous-épidermique s’observent, l’un au niveau du sillon médian de la face supérieure, les deux autres à l'extrémité de chaque corne ; ils sont reliés par une assise sous-épidermique de même nature qui
fait le tour du pétiole. Un tissu chlorophyllien s’observe sur-les flancs de chaque corne et se continue en descendant sur les côtés du pétiole (fig. 69).
Il existe trois faisceaux libéro-ligneux, un au centre, de grandes dimensions, à nombreuses files vasculaires très allongées, un à la base de chaque corne, au milieu du tissu assimilateur, Le liber de chacun d'eux est coiffé d’un arc de collenchyme.
Le reste du parenchyme se compose d'éléments incolores, ovoïdes ou polyédriques par pression, et limitant de petits méats.
Leucophae eriocephala Webb.
Origine. — Au-dessus de Chasna.
Habitat. — Rochers de la zone subalpine de Ténérife.
Tige. — Nombreux poils tecteurs pluricellulaires, ramifiés, à parois fortement imprégnées de lignine.
Poils sécréteurs à tête unicellulaire portée sur un pied à parois cutinisées. |
Les cellules épidermiques sont aplaties et assise SOUS -épidermique, sur les faces, est collenchymateuse,
Les quatre colonnes de collenchyme angulaire sont assez saillantes ; le parenchyme cortical présente deux zones : une externe chlorophyllienne, à petits éléments non palissadiques, et une interne incolore à grosses cellules ovoïdes limitant de petits méats (fig. 70).
L’endoderme distinct est formé de grandes cellules non subérifiées, mais complètement sclérifiées par places.
En face chaque angle, un grand arc de fibres péricycliques coiffe le liber des faisceaux principaux ; le bois de ces derniers est réuni par un sclérenchyme interfascieulaire, coupé de quelques faisceaux purement secondaires.
Moelle complètement sclérifiée.
L'examen d’une tige âgée montre un bois et un liber se réunissant en un anneau continu. Le bois secondaire très développé présente de larges zones où quelques rares vaisseaux de faible calibre sont disposés dans un tissu exclusivement sclérenchymateux, lesquelles alternent avec d’autres un peu moins
larges où l'élément vasculaire est très richement représenté (fig. 71),