ES
Fic. 70.— Leucophae eriocephala. — Coupe transversale d’une région angulaire d'une jeunelige. Gr, : 135.
Feuille.— Les poils tecteurs très allongés, pluricellulaires, ramifiés, à membrane fortement imprégnée de lignine, se trouvent sur les deux faces du limbe et forment, en dessous, un tomentum d’une densité considérable. Poils sécréteurs sur les deux faces ; ils se composent d’une tête uni ou pluricellulaire portée sur un pédicelle bicellulaire dont l'élément supérieur est le plus souvent cutinisé.
Les cellules épidermiques, aplaties, sont plus grandes à la
face supérieure ; les stomates, légèrement'saillants, n’existent qu’à la face inférieure.
Le mésophylle se compose d’un tissu chlorophyllien palissadique dans toute son épaisseur ; mais les éléments de la moitié supérieure sont un peu plus allongés et plus serrés que ceux situés plus en dessous ; ces (lerniers limitent de petits méals.
JO
F1G. 71. — Leucophaë eriocephala. — Coupe transversale d’une tige âgée (figure schématique); f{p, arc fibreux péricyclique ; 4, liber ; b, bois avec zones d’alternance, Gr. : 25.
Les nervures sontassez proéminentes en dessous ; le faisceau central a son bois constitué de plusieurs longues files vasculaires et son liber coiffé d’un arc de collenchyme.
Les poils tecteurs et sécréteurs que l’on observe sur le pétiole sont semblables à ceux du limbe ; les premiers forment de tous côtés un très épais feutrage.
Epiderme à petits éléments, renforcé d’une colonne de collenchyme au sommet de chaque corne ; à la face Supérieure, une assise Sous-épidermique de même nature relie chacune de ces colonnes,
Le faisceau libéro-ligneux central, très large, a la forme d’un grand are à bois constitué de longues files vasculaires contiguës Où séparées par des rangées de petites cellules ; le liber est coiffé d’un croissant de collenchyme, Ce faisceau esisurmonté,
en dessus, d’un parenchyme sclérifié qui s'étend jusqu’à l’assiseé Sous-épidermique (fig. 72).
Un petit faisceau libéro-ligneux, également coiffé de collenchyme, se trouve à la base de chaque corne, au milieu d’un tissu chlorophyllien non palissadique qui se continue sur lés flancs du pétiole où il forme une zone assez large ; les stomates légèrement surélevés ne s’observent qu’au niveau des régions chlorophylliennes. A la face inférieure convexe, ce tissu assimilateur disparait pour faire place à du collenchyme,
F16. 72. — Leucophaë eriocephala.— Coupe transversale d'un pétiole (figure schématique) ; psc, parenchyme sclérifié ; pc, parenchyme chlorophyllien ; pi, parenchyme incolore. Gr. : C5.
Leucophae dasygnaphala Webb et Berth.
Origine. — Hautes régions du Mont Nublo.
Habitat. — Rochers de la zone subalpine de Gran-Canaria.
Tige. — Poils tecteurs pluricellulaires, à nombreux bras rigides, à membranes fortement imprégnées de lignine,
Quelques poils sécréteurs à tête unicellulaire portée sur un pied bicellulaire.
Cellules épidermiques à parois externe et interne très épaissies, Stomates surélevés par les cellules voisines,
He
Les colonnes de collenchyme, dont les éléments se transforment partiellement en fibres scléreuses, sont reliées par une assise sous-épidermique collenchymateuse (fig. 73).
Le parenchyme cortical, d’un faible diamètre, se compose de petites cellules non palissadiques. L’endoderme distinct à ses parois radiales seules subérifiées, en même temps qu'il est renforcé de fibres péricycliques,
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