CONCLUSIONS
Jl résulte de l’ensemble de cette étude que les Labiées des trois zones d'altitude des Canaries se font particulièrement remarquer par le grand développement de lexrs tissus de pro- Lection et de leurs tissus de soulien. En ce qui co 1cerne les premiers, nos observations concordent avec celles de CLAUDIEZ (1). Cet auteur qui avait examiné, dans chaque élage, un certain nombre d'espèces appartenant à diverses familles, mettait toujours en évidence, soit des parois épidermiques très épaisses, soit un abondant feutrage de poils tecteurs. D'après lui, ces caractères indiquaient dans.la première et dans la troisième zone, la lutte contre une évaporation trop grande ; or, la structure de nos Labiées endémiques nous amène à partager entièrement cette manière de voir. Quant à la région sylvestre, considérée en général comme plus humide, pour expliquer un semblable développement de ces mêmes tissus chez les plantes qui y ont leur habitat, CLauprrz (21 fait intervenir non plus la résistance à une transpiration excessive, mais une mesure de protection des tissus parenchymateux sous-épidermiques contre les averses parfois assez abondantes. Nous ne partageons guère cette idée, car il est expérimentatement démontré que la production des éléments de protection est plus faible sous l'influence de l'humidité. Il semblerait préférable, à notre avis, de tenir compte de la nature de l’habitat : nos Labiées de la région sylvestre sont toutes originaires de localités très rocailleuses et souvent ensoleillées ; la sécheresse de ces diverses stations botaniques doit jouer le plus grand rôle dans le développement accentué de ces tissus derevêtement.
Nous remarquons, d'autre part, que dans nos trois zones d'altitude, les tissus de soutien sont très richement représentés,
(1) (2) Loc. cit.
Or, en examinant l’origine de chacune de nos espèces endémiques, nous Constatons.que toutes proviennent d'endroits arides et pierreux, peu abrités, exposés soit à un soleil vif, soit: aux vents qui se fontfréquemmentsentir dans l’ensemble de l’archipel; de telles conditions ont une influence prépondérante sur le développement des tissus de soutien.
Vu, bon à impri ner :
Le Président de la Thèse, Vie Pau GUÉRIN. Le Doyen de la Faculté, M. RADAIS.
Vuetre mis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, ; S. CHARLÉTY.
1 TTAE USE