‹ Contribution à l'étude sur l'avenir des convulsifs infantilesChapitre 7 sur 24 · LES · texte numérisé non relu

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u4ot— En résumé :

Convulsifs avérés.......... cesse 30 Convulsifs probables......... be 17 Non tOnvIISIISr mere eue 21 AUatO CA es MAN TT ER 62

Ce qui fait sil'on prend 100 comme unité.

Convulsifs avérés......... LA RTE Doutenxe "2 "Tv SRE 25 LE c:

NON CONVUISHS M NRA 30,88 °°

De la lecture de ces tableaux on peut déduire un certain nombre de faits intéressants.

La proportion des épileptiques chez lesquels on retrouve

de façon certaine des convulsions est de 44 °/°, c’est-à-dire.

près de la moitié ; il s’agit, en général, de malades jeunes ayant, par conséquent, gardé un souvenir assez net de leur enfance ; d’ailleurs, les parents existent encore le plus souvent et peuvent donner au médecin des renseignements précis.

On voit également que le pourcentage des convulsifs infantiles classés comme Probables est élevé ; il est de 25 pour 100, c’est-à-dire le quart. Que l’on veuille bien se rapporter à nos tableaux, et l’on remarquera que les épileptiques sont pour la plupart déjà âgés. Un seul a 15 ans, un autre 17 ; deux ont de 20 à 30 ans ; tous les autres sont échelonnés entre 30 et 7l-ans. Rien d'étonnant à ce que chez eux le souvenir de la première enfance soit obscurcei ettrop incertain pour donner une affirmation sur des faits remontant à une époque aussi lointaine. Plus de parents, le plus souvent, pour sup-

pléer à cette défaillance de la mémoire. Mais ,comme l’interrogatoire de ces malades, les renseignements recueillis. dans leur entourage laissaient supposer, toujours avec beaucoup de probabilités, la présence des convulsions dans leur enfance, nous en avons fait une classe à part. Ajoutés au chiffre des convulsifs avérés, nous obtenons une proportion de 69,1 1 °° représentant, de facon presque certaine, le nombre des épileptiques ayant eu des convulsions dans l'enfance. trs

Il reste .un chiffre de 30,88 °/° d’épileptiques non convulsifs, c’est-à-dire près d’un tiers. Mais doit-on accepter .cette absence de convulsions comme non douteuse ? Qu'il nous suffise de faire remarquer que sur les ?1 épileptiques de cette catégorie, l’un est âgé de 51 ans, deux de 41 ans, 1 de 42 ans, ? de 31 ans et 5 de 20 à 30 ans. Ne pourrait-on pas appliquer ce que nous avons dit plus haut des défaillances de la mémoire ou du manque de renseignements à quelquesuns de ces cas, d'autant plus que l’on sait combien d’épileptiques sont des dégénérés au point de vue mental.

Enfin, dans plusieurs de ces observations, nous remarquons que l’enfant a été élevé en nourrice. Un phénomène, parfois aussi fugace que les convulsions, a pu passer inaperçu et rester ignoré des parents. La nourrice elle-même a souvent intérêt à cacher un accident qui pourrait être attribué à un manque de soins de sa part. Ignorance, dissimulation ou négligence, peuvent à bon droit nous rendre ce témoignage souvent suspect.

Ces restrictions faites, il reste néanmoins un certain nombre de cas où les parents ayant toujours gardé leur enfant auprès d'eux, nient formellement les antécédents convulsifs. ;

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Toutefois, faisons encore remarquer que notre statistique porte sur des malades d’hôpital. Il est probable que si l’on faisait pour les malades de la ville le même pourcentage que pour ceux du service de M. Bourneville, on trouverait une moyenne encore plus élevée d’épileptiques ayant eu des convulsions du premier âge. C’est ce que disait d’ailleurs M. Marie dans son article de la Semaine médicale, sur la pathogénie de l’épilepsie (1892). « Il est certain que chez les « malades hospitalisés et parvenus à l’âge adulte, il devient « fort difficile d’obtenir des renseignements précis sur les

« faits qui se sont passés dans leur première enfance.

« Chez les malades de la ville, surtout chez ceux qui n'ont pas encore dépassé l'adolescence, dans presque tous les. cas, on peut retrouver les convulsions de la première « enfance. »

traitement.

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