CHAPITRE II
Epilepsie tardive à accès unique ou à manifes- à À tations répétées, et éclampsie, dans leurs
rapports avec les convulsions de l'enfance.
Nous désirons mettre en relief dans ce chapitre quelques faits intéressants, touchant les rapports des convulsions avec Vépilepsie tardive et l'éclampsie, et présentant une grande importance au triple point de vue : diagnostic, pronostic et
La Heu que nous avons publiée dans le chapitre pré-
cédent montre combien l’épilepsie tardive est relativement fréquente.
Longtemps, les classiques ne ‘considérèrent comme dus
réellement à la névrose comitiale, que les accès ayant débuté avant la vingtième année. Toutes les manifestations à forme d’épilepsie idiopathique survenant, pourla première fois tardivement, étaient considérées comme relevant de l’hystérie. Eccheveria et Nothnagel proclamaient que l’épilepsie vraie ne peut débuter après la vingtième année.
Pour Lasègue, l’époque d'apparition de l’épilepsie vraie était en moyenne de 14 à 18 ans.
Aujourd’hui, nombreux sont les cas publiés, où la névrose est apparue tardivement chez l’adulte ou chez le vieillard.
Dans une statistique, Mendel donne le chiffre de 5,8 of pour les épilepsies ayant débuté après 40 ans. Maupaté l'a vue débuter après 30 ans, dans 15 à 20 °/° des cas.
Un assez grand nombre de faits ont été signalés où elle est apparue vers la soixantième année et même plus tard. Ue sont les cas qu’on a appelés « épilepsie sénile ».
Dans le livre de M. Féré on trouve un assez grand nombre d'observations d’epilepsie tardive.
M. H. Dufour nous en a communiqué obligeamment quelques-unes.