‹ Contribution à l'étude sur l'ictère de la période secondaire de la syphilis acquiseChapitre 10 sur 27 · F4 LT · texte numérisé non relu

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| rictère, par suite de des poussées successives à été de plusieurs mois et cet auteur en conclut que | l'ictère que nous étudions aurait une certaine ds ch LAN la chronicité lorsque le traitement

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Pom n intervient pas. |

= Les modifications de l'urine n’ont rien de spé- “cial. Dès le début elles dénotent lé passage de la

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SU. TS DE ue jaune-vert; elles donnent, par. l'acide nitrique

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Nous avons dit que dans la majorité des cas.

1e ctère. apparaissait avant les troubles digestifs,

avant qu'aucune mohfeation appréciable clini- |

DR quement ne se fut produite du côté du foie. Parfois avant, souvent après l'apparition de l'ictère, le foie augmente de volume. Son bord inférieur descend, déborde les fausses côtes de un deux ou même trois travers de doigt. M. Delavarenne a beaucoup insisté sur cette hypertrophie qu'ilconsidère comme la plus fréquente et la plus importante des altérations macroscopiques du foie, comme la véritable caractéristique de la syphils secondaire localisée sur ce viscère. L'ictère pour lui n'aurait qu'une importance secondaire.

Cette hypertrophie, congestive pour Delavarenne, nest pourtant pas constante et dans plusieurs faits le volume du foie est déclaré normal. Lorsqu'elle existe, l’hypertrophie à une durée plus longue que celle de lictère. 2

L'hypertrophie de la rate a été signalée, mais exceptionnellement. |

Les douleurs dans la région du foie ont été surtout étudiées par Quédillac. Elles consistent ordinairement en une sensation de gêne, de pesanteur dans l’hypochondre droit et parfois dans l'épigastre. Ces douleurs’ dans une observation irradiaient vers l'épaule droite. Elles peuvent être plus ou moins vives, et Quédillac à même observé un malade chez lequel elles avaient quelques analogies avec la colique hépatique, Mais

VOD nous trouvons l’opinion de cet auteur exagérée lorsqu'elle va jusqu'à le décider à décrire une forme d'ictère syphilitique simulant la colique hépatique. De l'aveu de l’auteur lui-même, « bien que lès douleurs fussent vives, elles n'avaient rien de l'intensité des douleurs de la colique hé-

patique et l'erreur était impossible. »

. Nous dirons doncseulementque,par exception, les douleurs, dans l'ictère syphilitique peuvent

être intenses ; ordinairement elles restent modé-

rées.

Les troubles gastro-intestinaux signalés sont ceux de l'embarras gastrique et ceux qu'on observe ordinairement dans l'ictère catarrhal. Leur caractéristique dans l'affection qui nous concerne est leur apparition tardive, et leur peu d'intensité.

On a noté de l’anorexie complète, des nausées, parfois des vomissements, un peu de ballonnement du ventre, exceptionnellement de la diarrhée, ordinairement de la constipation. Les matières fécales ne sont jamais décolorées.

L'épistaxis a été noté dans quelques cas ; mais peu marqué.

Une fois aussi des râles crépitants ont été signalés à la base du poumon droit et un bruit de souffle systolique doux à la pointe.

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Les lésions cutanées sont les unes sous la dépendance de l’ictère, les autres directement liées à la syphilis.

Les démangeaisons sont fréquentes; mais non constantes ; le pruritexistesurtoutdans les ictères assez prononcés et se localise principalement au ventre, à la poitrine et aux cuisses.

La peau est quelquefois le siège d’une desquamation furfuracée qui s'observe surtout sur le tronc.

Les éruptions spécifiques concomitantes sont extrêmement nombreuses, ainsi que le dit Mauriac. En effet l'hépatosyphilose dont l’ictère est une manifestation, se produit en pleine période secondaire, au moment où les manifestations cutanées de la syphilis généralisée se multiplient de toutes parts et se succèdent sans interruption. Plaques muqueuses, syphilidesexanthématiques, papuleuses, érosives, bulleuses, pustuleuses, hypertrophiques, etc., telles sont les manifestations qu'on observe le plus souvent. Il ne faut pas oublier que ces manifestations ont une importance énorme pour le diagnostic, car c'est leur constatation seule qui permettra de songer à un ictère syphilitique. Aussi, dans plusieurs faits,-ces syphilides n'ayant pas été recherchées ou ayant passé imaperçues, des erreurs de diagnostic ont

HIONN = été commises. Or, dans le cas particulier, elles ont une grande importance, puisque. d’un diagnostic exact, dépend une thérapeutique rationnelle.

F $ Concurremment onaobservédes arthropathies, des douleurs musculaires, des céphalies violentes, car les manifestations syphilitiques n’apparais- 5 sent pas dans les formes très bénignes de l’infec- / | tion comme cela s’observe pour les cérébropathies (Mauriac), on ne les voit guère que dans les sy-

philis bruyantes. |

Les symptômes généraux qu’on observe au

| cours de ces ictères sont donc un peu complexes, étant en partie sous la dépendance de l'infection syphilitique, en partie sous celle des troubles hépatiques.

L'organisme est profondément ébranlé, le malade pâht, ce qui s'explique par l'énorme déperdition de globules rouges, maigrit. Le sommeil est difficile à cause des céphalalgies nocturnes, l'alimentation difficile ou impossible par suite de l’anorexie complète.

La fièvre est rarement élevée. Ordinairement la température ne s'élève guère au-dessus de 38° où 38°,5. Lorsqu'il y a de l'hyperthermique, celleci a une marche régulière avec de petites exacerbations vespérales. Le pouls peut atteindre 90 pul

RE sations par minute : parfois 1l reste lent comme cela s’observe dans les ictères de cause différente.

Ictère grave. — A côté de ces formes que nous venons d'étudier. quelques auteurs, Lacombe, Ory et Déjerine, Charcot, Goodridge, Laporte, etc., ont signalé au cours de la syphilis secondaire de l'ictère grave. Les caractères principaux de cette | affection sont: Un début insidieux plus souvent que bruyant, une évolution bénigne de l'ictère pendant un temps variable. Brusquement les choses changent ensuite de face et en cinq ou six. jours, moins parfois, des symptômes graves emportent le malade. ;

Délire, fièvre plus ou moins vive, anurie, hémorrhagies, purpura, coma et mort.

Rappelons seulement que si la syphilis peut être la cause de l’ictère du début, ce n’est pas elle qu'il faut incriminer quand apparaissent ces symptômes mortels. Telle est l'opinion de Lancereaux, celle de Schræder, etc., qui font rentrer ces Ictères dans la classe des ictères aggravés. C’est donc tout au plus si on peut admettre que sur un ictère syphilitique bénin est venu se greffer une infection secondaire qui donne à l'affection des allures nouvelles et toutes différentes et en font un ictère grave ou aggravé. (Laporte, thèse

Re de Paris, 1879). M. Mauriac va même plus loin : « Les ictères graves qu’on a quelquefois observés « dans la période secondaire de la syphilis ne dé- « pendent point de cette maladie. C’est une coïn- « cidence tout à fait fortuite qui fait que ces deux « maladies se rencontrent sur le même terrain. On «s'accorde généralement à reconnaître qu'il n’y «a entre elles aucun lieu de causalité. Et ce qui « le prouve bien c’est la différence profonde entre « les lésions de l’ictère grave chez les syphili- « tiques et la véritable hépato-syphilose : tandis « que cette dernière hyperplasie attaque Je tissu « conjonctif sans toucher à ses cellules, l’autre, « au contraire, attaque la partie active ou secré- « tante et donne lieu d'emblée à une atrophie aiguë « parenchymateuse. »

Marche. Durée. Terminaison. — Laissant donc de côté ces ictères graves que la majorité des auteurs écartent de la syphilis, nous dirons que l’ictère syphiitique de la période secondaire après une durée de quelques jours ou de quelques semaines, lorsqu'il est combattu par le traitement spécifique et un régime approprié, se termine toujours par la guérison. L'absence de traitement spécifique prolonge sa durée, lui laisse prendre une certaine tendance à la chronicité. La suppres-

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