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Prodromes. On sait quelle est l'importance des prodromes dans l'ictère catarrhal ; ils consistent essentiellement en troubles gastro-imtestinaux : Naustes, vomissements ; inappétence absolue, dégoût profond pour les aliments, constipation ou diarrhée, ete., malaise général, fièvre modérée.
Dans l'ictère syphiltique précoce, le début est moins bruvant; les prodromes sont beaucoup moins marqués où font totalement défaut. Dans quelques cas, par exemple, Ia coloration jaune de la peau est le premier symptôme constaté par le malade.
Lancéreaux a signalé chez quelques malades des douleurs musculaires et artculaures rhumatoides. D'autres ont remarqué une altération de l'état général : pâleur, affiublisssment, asthénie musculaire. Mais ces troubles doivent être mis sur le compte de l'infection svphilitique et non sur celui de l’ictèrc; 1ls sont très fréquents au cours de la syphilis lorsque le foie est ou paraît intact. |
La fièvre elle même, lorsqu'elle existe, ce qui n'est pas rare, a des caractères un peu spéciaux.
La fièvre syphilitique secondaire, qui se montre en dehors de tout ictère, et assez fréquemment est. d'après le professeur } Fournier, une fièvre rémittente.àcxacerbations vespérales peuélevées.
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Au contraire la fièvre des affections catarrhales des voies biliuires est une fièvre nrégulière s’élevant d'ordinaire plus haut que la fièvre syphihtique. |
Pourtant 1l n'en est pas toujours ainsi, la coloration des téguments peut être précédée de troubles gastro-intestinaux pendant plusieurs jours avant de faire son apparition. Ceci s'explique facilement si on adopte l'opinion de Delavarenne sur la syphilis secondaire du foie. La syphilis, à cette période serait capable de produire des poussées congestives du côté du foie, desquelles résulterait un trouble plus ou moins profond dans le fonctionnement de la glande hépatique. Ces congestions peuvent avoir pour première manifestation l'ictère, c’est même, semble-t-il, le cas le plus fréquent ; mais la coloration des téguments peut faire défaut complètement ou n'apparaître que quand les altérations du foie ont déjà eu leur retentissement sur l'appareil digestif (nausées, vomissements, inappétence, étatsaburral de la langue. etc.). Dans ce cas l’ictère a une période prodromique très nette.
Lorsqu'il a fait son apparition l'ictère a dans ses allures et son évolution les caractères d’un ictère bénin. Nous dirons à la fin de ce chapitre un mot des ictères graves qui sont apparus
exceptionnellement au cours de la syphilis, pour nous efforcer de démontrer avec Lancereaux, etc. que ce sont là des cas complexes, des icières aggracés probablement par une infection secondaire à laquelle la congsstion syphilitique du foie aura préparé le terrain. | x
Nousavons à étudier dans l’ictère syphihtique de la période secondaire
1° La coloration destéguments et l'intensité de l'ictère
2 Les modifications de l’urime.
3° Les troubles fonctionnels concomitants.
4 Les symptômes généraux. ;
o° Les éruptions cutanésobservées au moment de l'apparition de lictère.
La colorations des téguments et d’ ee variable, est parfois extrêmement légère, à peine ap: préciable même, d’ autres fois, au contraire très intense. En général la coloration jaune des téguments va croissant peu à peu, reste stationnaire pendant quelque temps et décroît ensuite. Les cas dans lesquels. l'ictère a été peu marqué, dans lesquels les téguments ont eu seulement une coloration jaune-clair, sont les plus nombreux ; rares sont ceux où l'ictèré a été foncé.
La durée moyenne de l'ictère syphilitique à la
période secondaire est de trois semaines environ ;
Le 21 — te mais cette durée, loin d ére constante, varie ie œ joe jours à cinq. ou six semaines.
Un fait de notion vulgaire est que la syphilis aime à attaquer à plusieurs reprises une même | Le De 2 un même organe. Cette ‘tendance se Le Ets rétrouve ici. Quelques malades ont eu deux, trois
es poussées d’ ictère à quelques semaines ou quelques mois d'intervalle, soit parce qu ‘ils ont cessé le __ traitementspécifique, soit sans cause appréciable. : Aion l'ictère de la période | secondaire de la syphilis aune certaine teidance à la récidive. D
Dans: une observation de Quédillac, la durée der,