CONCLUSIONS
Au cours de la période secondaire de la syphilis, le plus souvent en même temps que les accidents cutanéo-muqueux, on peut voir survenir de l’ictère qui a sa cause dans la diathèse syphilitique.
Cet ictère diffère de l’ictère catarrhal par l’absence ou Ja rareté des symptômes prodromiques, par l'apparition tardive des troubles gastro-intesnaux, l'élévation moindre et la plus grande régularité de la température et enfin par l’influence héroïque du traitement spécifique.
Souvent il s'accompagne d’hypertrophie conjonctive du foie et parfois d’autres altérations viscérales des reins, par exemple, pouvant produire de l’albuminurie.
Le diagnostic, dans l’état actuel de nos connaissances ne peut guère pourtant ître affirmé que par élimination.
Le traitement spécifique est le seul efficace : mercure seul, ou, parfois, associé à l’iodure.
Tous les cas ont été bénins Jusqu'à ce jour.
o Brengues. 2
de
OgservariON Î G: H. 18 ans, entre à l’hôpital Lourcine le 24 mai 1894, salle Natalis Guillot pour des syphilides vulvaires, périvulvaires et ctanées papulo-squameuses.
Une cuillerée à bouche de liqueur de Van Wieten.
Le 28 mai, apparaît un ictère qui faisait défaut la veille. Conjonctives, langue, peau jaune. Appétit conservé. Constipation. Température normale. Rien n'explique Papparilion de cel ictère si ce n'est la syphilis.
Le 30, urines très colorées, foncées, contenant des matières colorantes de la bile, décélées par l’acide nitrique. Anorexie, pas de nausées, pas de vomissements. Volume du foie normal. Pas de douleurs dans le flanc droit. L’ictère reste peu” intense. Les téguments ont seulement une coloration Jaune très clair.
Le 5 juin, Picière a’ disparu presque complètement ; il reste une teinte jaune à peine appréciable des con- Jonctives. La température est restée normale, l’appéut revient. 4 La malade sort guérie de tous ses accidents le 3
juillet.
OgsEervarion Il
(Thèse de Schroder).
Recueillie dans l> service de M. le D' Troisier, méde-
- | cin de Phôpital Saint-Antoine, 1886.
Syplulis, ictère secondaire.
Le nommé M. Antoine, âgé de 37 ans, employé de chemin de fer, entre le 16 octobre 1886, à l'hôpital Saint-Antoine, salle Aran, n° 11.
Comme antécédents le malade nous apprend qu'il a été atteint de fièvre typhoïde à 14 ans et d’abcès ganglonnaire vers 8 ans. | |
Blennorrhagie à l’âge de 18 ans, guérie facilement.
Ë À 22 ans, il en contracte une autre, étant soldat, celle-ci suivie d’un chancre mou sur la moitié droite du méat urinaire ; aucun accident consécutif.
A 25 ans, 1l quitte le service militaire et se marie.
Pas d’enfants, pas de fausse-couche chez sa femme.
Rien de particulier jusqu’à cette année, quand à la suite d’une discussion avec sa femme, vers le mois de
janvier il eut des rapports avec une autre femme. Environ un mois après il s’aperçut qu'il portait à l’orifice du prépuce une petite excroissance, suivie bientôt d’une ulcération; celle-ci entretenue et un peu modifiée par le contact de Purine et le manque de soins persiste encore à l'entrée du malade, elle est indurée et M. le Dr Troisier en fait l’accident initial. Avant son
er