‹ Contribution à l'étude thérapeutique de l'anorexieChapitre 11 sur 20 · R LE · texte numérisé non relu

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Lente F

Les anorexies constituées par le manque d’appétit proprement dit sont beaucoup plus malaisées à classer. C'est l’élément psychique qui domine ici et il revêt des formes extrêmement diverses échappant à tout essai de schématisation. Théoriquement, l’appétit peut cependant être aboli dans les cas suivants :

a) Suppression de la sécrétion salivaire et de la sécrétion gastrique. Expérimentalement, on peut diminuer l’appétit par l’atropine qui supprime ces sécrétions, mais il faut noter que cette substance supprime aussi les constractions de l’estomac. De cette sorte, on ne sait pas s’il s’agit d’une suppression de la faim ou de celle de l’appétit.

b) Inhibition du complexe de réflexes conditionnels qui constitue l’appétit. Les travaux de l’école de PavLov ont déterminé les conditions dans lesquelles les réflexes conditionnels peuvent être exaltés ou au contraire abolis. En ce qui concerne l’appétit, on a noté un certain nombre de facteurs psychiques qui peuvent l’influencer. Ainsi, selon Coper, les émotions Joyeuses excitent l'appétit, alors que les émotions tristes l’inhibent. Aïnsi s’expliquerait l’anorexie des déprimés, des anxieux, des mélancoliques. Parfois, l’inhibition de l’appétit peut devenir une véritable phohie, ce qui est sans doute le cas pour un certain nombre d’anorexies mentales.

Ces distinctions que nous venons d'établir sont, bien entendu, purement théoriques et ne représentent même pas une tentative de classification des états d’anorexie. Elles ont tout au plus l'intention de sug-

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