SUD EE
pas impossible qu'il s'agisse d’un centre hypothalamique, situé dans une région où se trouvent les noyaux qui commandent les fonctions de nutrition. Il est difficile de savoir si de tels états d’inappétence existent en clinique. Peut-être certaines anorexies dites mentales sont-elles dues, ainsi qu’on le suppose aujourd’hui, à des lésions de l’hypophyse et des noyaux végétatifs hypothalamiques. C’est une question qui est actuellement très controversée et l’on ne peut rien affirmer de certain.
b) La sensation de faim peut être abolie également parce que l’estomac atone ne se contracte pas. Certaines anorexies des dyspeptiques atoniques peuvent sans doute entrer dans cette catégorie. C’est encore ici qu’il faut classer l’abolition de la faim que produisent certains agents médicamenteux ou toxiques. On sait ainsi que les indigènes de l’Amérique du Sud supportent la privation d’aliments en mâchant des feuilles de coca. La cocaïne reproduit cette action, ainsi que le font aussi les alcaloïdes de l’opium et dans une certaine mesure l’alcool.
c) La faim peut encore être supprimée lorsque l’hypoglycémie du jeûne n'apparaît pas. En réalité, on peut douter de la réalité de ce cas. Théoriquement, une insuffisance de la fonction endocrine du pancréas pourrait le déterminer, maïs une telle insuffisance entraîne des modifications complexes qui finissent par aboutir à la faim, comme cela se passe dans le diabète.