‹ Contribution à l'étude thérapeutique de l'anorexieChapitre 20 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le symptôme subjectif désigné généralement sous le nom d’anorexie peut être déterminé soit par un manque d’appétit, soit par la suppression ou l’atténuation de la sensation de faim. Il semble en effet, aujourd’hui, que l’appétit et la faim ne constituent pas des degrés d'intensité d’un même phénomène, mais deux phénomènes distincts.

IT. — La faim est l’expression d’un besoin physiologique des tissus de recevoir les principes nutritifs nécessaires à leur fonctionnement et à leur vie. La source directe de la sensation de faim semble résider dans les contractions de l’estomac. Celles-ci sont sans doute déterminées par un hypersécrétion d'insuline qui donne lieu en même temps à une hypoglycémie.

III. — Contrairement à la faim, l'appétit est avani tout un phénomène psychique et constitue un complexe des réflexes conditionnels, indépendant, dans une large mesure, des besoins réels de l'organisme.

IV. Il est pratiquement très difficile de distinguer l’anorexie par manque d’appétit de celle qui est causée par la diminution de la faim. Il nous semble

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cependant que cette distinction pourrait avoir une importance thérapeutique car elle permettrait d’instituer le traitement qui convient à chaque cas.

V. — La stimulation de l'appétit est basée sur l’excitation de la sécrétion gastrique. Les agents thérapeutiques les plus employés sont les amers, bien que leur action sur la sécrétion gastrique soit peu importante. En réalité, les amers constituent une classe très hétérogène et leur mode d’action est très varié.

VI. — Il serait aussi logique de chercher à provoquer la faim en déterminant des contractions de l’estomac. Nous avons étudié les principaux agents susceptibles d’être utilisés dans ce but.

VII. — On peut également tenter de reproduire les phénomènes généraux de la faim, avant tout l’hypoglycémie. C’est par ce mécanisme qu'agissent les moyens hygiéniques tels que l'exercice musculaire, les bains et surtout l’insulinothérapie.

VIIL. — Le traitement efficace des anorexies graves reste cependant à trouver et nous pensons que la provocation de la faim reste un moyen plus rationnel dans ces cas que la stimulation de l'appétit.

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