INTRODUCTION
Rien de plus banal au point de vue sémiologique que le manque d’appétit. Il fait partie de la symptomatologie de presque toutes les maladies aiguës et il trouve sa place dans le tableau clinique de nombreuses affections chroniques. Cependant, au point de vue thérapeutique, ce fait, si commun, pose très souvent des problèmes extrêmement délicats. T1 y a, en effet, des cas où l’anorexie doit être combattue, soït parce qu’elle domine le tableau clinique de la maladie au point d’être à peu près monosymptomatique (anorexies mentales), soit qu’elle peut compromettre la guérison d’une maladie chronique (anorexie des tuberculeux).
Pendant très longtemps, le traitement du manque d’appétit était purement empirique. On donnaït aux malades ce qui était censé augmenter l’appétit des individus bien portants. C’est ainsi qu’on utilisa les amers, uniquement à cause de leur goût, ayant observé l’action favorisante des boissons amères sur l’appétit.
Peu à peu on a commencé cependant à étudier l’ap-