‹ Contribution à l'étude thérapeutique de l'anorexieChapitre 6 sur 20 · DA |, HO · texte numérisé non relu

DA |, HO

pétit et ses modificateurs pharmacologiques d’une façon rationnelle. Les premiers travaux de cet ordre datent du milieu du siècle dernier et sont dus à Bucer et EnGez,, à TRAUBE, à Lupwic, etc. Nous insisterons surtout sur les recherches de JoDLBAUER et celles plus récentes de Loeper et ses élèves qui ont tiré au clair le mode d’action thérapeutique des médicaments dits amers.

Il nous semble cependant que le problème du traiïtement de l’anorexie ne peut être résolu qu’en se basant sur les connaissances physiologiques concernant l'appétit et la faim. Ces connaissances sont aujourd’hui assez solidement établies pour qu’elles puissent inspirer des applications thérapeutiques. A vrai dire, on connaît surtout la faim, celle-ci étant la seule qui soit susceptible de se prêter à l’étude expérimentale. L’appétit, lui, est avant tout un phénomène psychique et, comme tel, échappe à l’étude sur des animaux.

Nous croyons que dans un grand nombre de cas, provoquer la faim équivaut à une stimulation de l’appétit. On peut dire très schématiquement que l’appétit est l’expression psychique de la faim. Nous verrons les réserves qu’il convient d'apporter à cette formule un peu simpliste, mais qui s'applique à la majorité des cas.

Le but de ce travail est de montrer comment le problème thérapeutique de l’anorexie peut être envisagé à la lumière des processus physiologiques qui sont à ia base de la faim et de l’appétit. Ces processus ont été analysés par un grand nombre de physiologistes et

Page 1