CONCLUSIONS
Avant de terminer ce travail nous devons en faire la critique.
Gomme nous le disions au commencement de notre thèse, l'emploi des antiseptiques tend de plus en plus à disparaître et nous savons que la plupart des jeunes chirurgiens se contentent d’ouvrir une collection purulente pour donner issue au pus, sans laver ou cautériser la cavité où était collecté ce pus.
En effet, nous avons observé au début de l’antisepsie alors que nous commencions nos études médicales, des plaies lavées avec des solutions phéniquées concentrées qui étaient absolument aseptiques et complètement recouvertes de bourgeons charnus. Aussi ces plaies mettaient beaucoup plus longtemps à se cicatriser que d’autres qu’on laissait un peu sup-
purer ; aussi nos maîtres, de vieux chirurgiens de
province, avaient-ils raison jusqu’à un certain point
de montrer une certaine répugnance pour les antiseptiques. En effet, l’eau phéniquée forte est très caustique : si elle détruit les germes, elle brûle les