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jours sérieux. Dans la moitié des cas en effet, elle. se termine par la mort.
Tous ces accidents, bizarres, doivent être rapportés à l’iodoforme et l’expérimentation a prouvé depuis longtemps que l’on aurait pu prévoir les dangers de l’abus de l’iodoforme.
D'après Mosetig, Moorhof et Kæœnig les accidents se montrent quand on place dans la plaie plus de 10 grammes d'iodoforme.
En résumé, continue M. le Professeur Terrier, les avantages de l’iodoforme sont les suivants:
« Le pansement est d’abord d’une grande simplicité. Avec un peu de poudre et de gaze iodoformée on peut parer à toutes les nécessités ; si l’on combine l'emploi de cette substance avec l’emploi d’une solution antiseptique efficace, pour les lavages, et celui d'un pansement protecteur également efficace et solide, l’ouate par exemple, on obtient vraiment un pansement type. Et il est d'autant plus précieux que c'est un pansement rare, qu'on ne peut changer qu’au bout de huit jours ».:
Nous tirerons pour le créosoforme les mêmes conclusions que M. le Professeur Terrier pour l’iodoforme. Nous verrons qu’à part son indissolubilité dans l’éther, le créosoforme présente tous les avantages de l’iodoforme et de plus qu'il n’a pas son odeur désagréable et que sa toxicité est nulle.
L’odeur de l’iodoforme rend assez souvent l’em-
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ploi de cette poudre impraticable, il nous est arrivé de voir dans notré clientèle de campagne un boulanger atteint d’un panaris anthracoïde de la face dorsale du médius, refuser de se faire panser avec de la gaze iodoformée ou de l’iodoforme sous prétexte que l’odeur désagréable de cette poudre pouvait faire fuir de sa boutique quelques clients. Dans les grandes villes, une personne qui porte le plus petit pansement iodoformé ne peut se hasarder à se montrer en société.
Aussi, pour remédier aux inconvénients de l’iodoforme, de nombreuses poudres antiseptiques ont été essayées et proposées généralement sans grand succès.
On a donc proposé pour remplacer l’iodoforme les substances suivantes examinées d’après l’ordre chronologique de leur apparition iodol, trichlorophénol, tribromophénol, tribromophénol bismuth (xeroforme) préparations de sozoïodol, sulfophénate de zinc, sulfaminol, arestol, euphariné pyoetannine, dermatol,chlorhydrate de phenocolle, salol, eusophène cinnamate de gaïacol, thioferme, lorétine, airol et nosophène.
Iodol (Tetraido 1c 1 pyrol).— Il contient 80 0/0 d'iode. Il est | | résorbé par les mu-
queuses malades 1c a aussi bien que par les muqueuses sai AZH nes ; 1l ne pénètre pas à travers la peau intacte. Il le cède en général à
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l’iodoforme comme médicament pour le traitement antiseptique des plaies. Toutefois les plaies traitées par l’iodol guérissent facilement et les sécrétions sont et restent inodores.
On a dit que cette poudre présentait les avantages de l’iodoforme comme antiseptique et de plus qu’elle était sans odeur. Cependant Schæffer, de Vienne, prétend qué la plupart des malades nient absolument la prétendue absence d’odeur de l’iodol ; ils affirment au contraire que ce médicament de par son odeur devient insupportable pour eux et pour les personnes avec lesquelles ils entrent en contact. C’est cette propriété désagréable de l’iodol qui s’est opposée à plusieurs reprises à son emploi en dehors de son prix très élevé. Aussi, pour obvier à-cet inconvénient, Schœæfler a fait préparer de l’iodol additionné de menthol et d'essence d’eucalyptus dans des proportions va-
riables. Mais cette préparation est d’un prix inabor-
dable.
Trichlorophénol. — Désinfectant énergique, à employer dans le traitement des plaies gangreneuses et des ulcères. La poudre sèche peut être employée pour saupoudrer ou recouvrir la plaie, le pansement peut être conservé pendant 8 jours. L’odeur pénétrante du trichlorophénol est absolument masquée par l’essence de lavande.
Tribromophénol ou Bromol. — Il est doué
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de propriétés antiseptiques très énergiques et active “l'élimination des parties grangrenées, saupoudré en trop. grande quantité sur les plaies fraîches ou couvertes de granulations, il agit comme un caustique. On l’ordonne à l’intérieur dans le choléra infantile, la fièvre typhoïde et les abcès du poumon, à la dose de 5 à 15 milligrammes.
Fribromophénol-Bismuth ou Xéroforme.
— Le tribromophénol-bismuth et le trichlorophénol et tous les corps phénoliques ont, à dose assez forte, une action irritante et caustique due non pas au chlore ou au brôme combinés, mais à la présence d’une fonction phénolique (OH fixé au noyau aromatique). Il faut ajouter que leur pouvoir antisep- .tique est généralement dû à cette fonction phénolique. En saturant cette fonction par un oxyde, l’oxyde de bismuth, par exemple, on obtient un nouveau corps dépourvu de toute causticité, ayant en même temps un pouvoir antiseptique latent, grâce aux tissus et sucs de l’organisme qui dédoublent peu à peu la combinaison bismuthique en ses composants qui agissent pour leur propre compte. + LA Dans le cas présent, le xéroforme se décompose en tribromophénol et en oxyde de bismuth.-En outre! l’'oxyde de bismuth donne, avec les toxalburiinés, les ptomaïnes et les aütres toxines dés composés
insalubres et partant non toxiques / DAT -G ON 2 RUE
Le xéroforme est une poudre extrêmement fine, jaune, neutre, insoluble, stable à la lumière, à odeur de phénol très faible, insipide, presque non toxique, n’exerçcant aucune influence même sur la muqueuse si sensible des organes digestifs, de la cavité nasale et de l’arrière-gorge. Il peut être chauffé à 120 degrés sans se décomposer. Les acides énergiques ainsi que les alcalis, surtout à une température élevée, le dédoublent en ses parties constituantes : le tribromophénol et l’oxyde de bismuth.
Les recherches bactériologiques entreprises par Hesse et Heusse ont démontré que le xéroforme entrave le développement des bactéries pathogènes ; cette action empêchante se trouverait en raison directe de l’épaisseur de la couche de xéroforme, de sorte que les couches très épaisses peuvent s'opposer. complètement au développement et à la pullulation des bactéries.
C’est Henffre qui a, en 1893, attiré le premier l'attention du monde médical sur l’action presque spécifique du xéroforme dans le choléra asiatique et sur la possibilité de l’administrer à l’intérieur sans crainte de voir survenir les phénomènes d’intoxication d'aucune sorte, à la dose quotidienne de s à 7 grammes chez les adultes; les cas les moins graves guérirent tous grâce au xéroforme, et dans cinq cas soumis trop tard à l'influence dé ce médicament, les
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recherches bactériologiques ont démontré l'absence du bacille virgule dans le tractus intestinal.
Le xéroforme s’est montré efficace contre le chancre mou (simple aussi bien que phagédénique) les plaies infectées, les panaris, les boutons suppurés, les ulcères de jambes, etc. Ce qu'il faut noter, c’est l’absence de toute action irritante et inflammatoire sur le voisinage des plaies (érythèmes, dermatoses, eczémas) qui surviennent si souvênt après l'emploi de l’iodoforme. Tout au contraire, en même temps que le fond de l’ulcération se recouvre de granulations et que la cicatrisation et la néoformation de l’épiderme marchent avec une rapidité extrême, les phénomènes inflammatoires du voisinage ne tardent pas, eux aussi, à disparaître rapidement. Le xéroforme possède aussi vne action indéniable sur le gonocoque, on l’injecteen suspension dans l’eau. Si le xéroforme possède toutes les qualités de l’iodoforme et aucun de ses inconvénients, il est d’un prix très élevé, prix supérieur à celui de l’iodoforme et à celui du créosoforme qui est la poudre la moins chère.
Sozoïodol. — Le sozoïodol (acide dodoparaphénol sulfureux) se combine avec presque tous les métaux et donne différents sels. Les sels de sodium, d'aluminium, de magnésium, de plomb et de zinc se dissolvent aisément dans l’eau et dans la glycérine. Il surpasserait l’iodoforme par son action rapide dans
les ulcérations tuberculeuses et scrofuleuses.
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Lorétine, — La lorétine est un acide. Elle se présente sous la forme d’une poudre cristalline jaune rougeâtre, rappelant un peu l'aspect de l’iodoforme. Elle est inodore ; presque insoluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, inaltérable à la lumière. La lorétine donne des sels avec les bases; on a reconnu à ces sels des propriétés antiseptiques. Les lorétines sodiques, potassiques, ou ammoniacales (autrement dit alcalines), sont seules solubles.
La lorétine et ses sels peuvent être employés comme succédanés de l’iodoforme et présentent sur ce dernier l'avantage de n’être pas toxiques.
On peut utiliser l’acide libre :
1° Sous forme de poudre, soit seule soit mélangée avec de la magnésie calcinée, du talc, de l’amidon, de la poudre d’iris (pour les pansements des brülures\ des abcès et des blessures superficielles) ;
2° En émulsion ou en combinaison avec le collodion et cela spécialement contre l’érysipèle ou l’eczéma ;
3° En pommade à 10 0/0 avec de la vaseline ou de la lanoline ;
4° En solution aqueuse saturée à froid à o,1 ou 0,2 0/0 On peut également se servir de ses sels, notamment du sel neutre de sodium, sous forme de solution aqueuse à 1 p.o/o pour lavage ou à 2 0/0 pour injection.
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On peut aussi employer le sel neutre de calcium sous forme de gaze.
Europhène. — [L’europhène ou iodo-isobutylorthodicrésol se présente sous forme d’une poudre jaune qui dégage une odeur aromatique rappelant celle du safran : l’odeur disparaît presque complètement quand on l’emploie en mélange ou en solution. Les solutions les plus usitées sont des solutions à 30 0/0 dans l'alcool, l’éther ou le collodion.
__ Les solutions à 25 0/0 dans l'huile d'olive s’emploient pour injections sous-cutanées.
L'emploi de l’europhène présente certains inconvénients ; 1l se décompose facilement en mettant en liberté de l’iode et surtout lorsqu'il est en solution éthérée ou mélangé à des oxydes métalliques quelconques. Les mélanges simples avec la vaseline, la lanoline, l'axonge sont les plus simples.
Les gazes à l’europhène sont préparées avec une solution éthéroalcoolée.
L’europhène n’est pas toxique.
Il possède un poids spécifique cinq fois moindre que celui de l’iodoforme, de sorte qu’à poids égal, il peut servir à panser cinq fois autant de surface que ce dernier.
Salol. — Le salol qui est du salicylate de phényle a la formule suivante :
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