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aiguë. La durée et la marche de ces accidents sont très variables. La guérison peut survenir soit spontanément, soit par suite de la suppression du pansement. Dans ces cas l'intelligence revient peu à peu, le délire cède pendant le jour et diminue la nuit. Mais le retour à l’état normal ne s'effectue qu'avec lenteur et pendant longtemps il y a persistance des idées de mélancolie et de persécution. La mémoire reste paresseuse et revient avec peine. Quelques sujets, prédisposés évidemment, restent aliénés. Presque tous les malades ont très notablement maigri ; cequi prouve que toute l’économie a été fortement touchée.
3° Au contraire, quand les phénomènes s’aggravent, on ne peut plus rien tirer du malade qui devient de plus en plus inconscient. Le collapsus augmente, les troubles s’accentuent du côté du cœur, le pouls monte à 140°, puis surviennent des symptômes spéciaux du côté de la respiration (dyspnée spasmodique de Kœnig). La mort a lieu dans le coma.
D’après Kæœnig, 1l y a deux formes différentes particulières aux enfants. Dans l’une, ce qui domine, c’est le coma, et la fin survient plus ou moins rapidement (forme comateuse) : dans l’autre les accidents revêtent tous les caractères de la méningite tuberculeuse (forme méningitique). Il y aurait là une sorte de méningo-encéphalite sans fièvre, dit M. le Profes-
seur Berger. Dans cette forme, le pronostic est tou-
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