A ES
En résumé, on peut dire que lorsque l’effet Kelvin croit, la résistance augmente et que, dans le cas de conducteurs tubulaires, la résistance croit avec le rapport de l'épaisseur du tube à son diamètre. Avec un rapport égal à 1 /100, l’effet Kelvin peut être pratiquement négligé. Il y a donc intérêt à diminuer ce facteur, dans les conducteurs électriques, c’est-à-dire le rapport de l’épaisseur au diamètre, non seulement pour rendre les câbles plus légers et en faciliter l'installation, mais encore pour en améliorer électriquement le fonctionnement. En ce qui concerne
F Ê K K 0 3 9 157 2e 3 DE "g + 15 Es Fig. 7. — Courbe représentative Fig. 8 — Courbes représentatives de R; = g(K). de R; = D (K).
les conducteurs de section rectangulaire, on doit noter que l’effet Kelvin y est moins sensible que dans les conducteurs de même section circulaire
pour K > £ et que c’est l’inverse qui se produit pour K .- .
Ces courbes montrent encore, en fonction de l'épaisseur du tube conducteur considéré, un phénomène qui parait paradoxal à première vue : à partir d'une certaine valeur de €, la résistance d’un câble plein devient plus grande que celle d’un câble creux de même diamètre extérieur. On peut donc Supposer que le métal de la partie centrale non seulement n’intervient pas comme conducteur électrique, mais encore qu’il nuit à la propagation de l’énergie électrique dans la zone périphérique du conducteur. ù
Les données précédentes, en particulier celles qui concernent l’influence de la forme géométrique des conducteurs, nous fournissent une manière facile d'évaluer l'accroissement de l'effet Joule, en courant alternatif. Il est évident, en effet, que cet accroissement est égal à : Ra (1 + ot) — R (1 + œt).
D'où un surplus de chaleur en calories Ag = 0,24 (Ra ae — RP).
Sous cette forme la quantité supplémentaire de Chaleur, Ag, peut
op “4 être ajoutée directement à la chaleur fournie par l'effet Joule suivant
la loi classique. On à alors, pour une mêmé intensité du courant :
Q Cal = (8) Len: Ro (1 +00 + Ag où (p) est le facteur de correction à à apporter, en fonction de F enet de proximité. Q *
Ain EFFET DE PROXIMITÉ
kL'eftet de proximité que nous avons signe par (p) dépend essentiellement, de la distance entre les conducteurs considérés, de l’orientation de phase des courants qui y circulent et de la forme géométrique
pIPI Re (PI
110 2 1,08 18 1,06 1,6 1,04 té] 1,02 12 ie R | 1 A EE # 4 , () 100 200 300. -400 2 0 100 200 300 &00 Fig. 9. un Fig. 10.
Courbes caractéristiques de l'effet de Courbes caractéristiques de l’effet de proximié pour les conducteurs circulaires. proximité pour les conducteurs circulaires. Di 200 5 Dr der 10,0 De 1:08 10001505? ui 1,075 ;
dy = 1,10; 0 = 1,15; d, — 1,20.
des canalisations. Ces phénomènes de proximité ne font pas encore
. l’objet d’une loi parfaitement établie et méritent une étude particulière. C’est, d’ailleurs, une question qui présente plus d'intérêt physique qu’industriel, car dans bon nombre de cas, on fait en sorte que ces phénomènes se trouvent éliminés, soit en totalité, soit à peu près entièrement. Nous avons étudié l’effét de proximité dans le cas des conducteurs de section circulaire et des conducteurs de section rectangulaire, ces derniers étant posés horizontalement ou verticalement,
RC EE
Cas des conducteurs de section circulaire.
La figure 9 donne une famille de courbes © (p) = ® (f, R, à), c’est-à-dire les courbes caractéristiques de l’effet de proximité en fonction : 1° de la fréquence / du circuit, en périodes par seconde, 2° de la résistance R, évaluée en ohms pour une longueur de 10 em dü conducteur, en courant alternatif ; et 30 d’un paramètre variable 5, égal au rapport de la distance
Fig. 11.
Deux conducteurs parallèles.
des axes des conductéurs D à leur diamètre d, à — TL Il est facilement,
du fait de ce paramètre, d’écarter les conducteurs de telle sorte que la fonction © (p) s'approche de l'unité. Sur la figure 9 sont données
Fig. 12 a) disposition horizontale :
b) disposition en triangle.
les valeurs de cette fonction pour des distances D relativement faibles On voit que, dans ce cas également, on retrouve l'allure des courbes de la figure 9, notée avec une plus grande valeur de D. (Voir disposition des conducteurs suivant la figure 11).
On peut admettre que pour une valeur de 5>>7, la fonction @ (p)— 1, si les conducteurs sont pleins ; dans le cas des conducteurs tubulaires, p(P)—1 déjà pour à = 6. Ces courbes ont été tracées, en partant des
(0£ 39,6G So8eëd sop xnvsjqe] soi 1104) - SIIBINSUEI09I U01J99$ & SIN9J9NPUO9 S9P NO 9JIWIXOIA 9p J97J0,[ 9p SonDr}S119498187)
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